Actualité africaine/Clash CEDEAO-AES : un bras de fer contre les populations

Actualité africaine/Clash CEDEAO-AES : un bras de fer contre les populations

Les organisations telles que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ou de l’Alliance des États du Sahel (AES)


Analyse

Les organisations telles que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ou de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont faites pour garantir les intérêts des peuples. Malheureusement, les uns et les autres n’arrivent pas accorder leurs violons pour assurer cette quiétude à elles confiée par ces peuples.

Au regard des décisions sorties du sommet des chefs d’Etats de l’AES au Niger, le samedi 6 juillet et de la ‘’réplique’’ des chefs d’Etats lors du 65e sommet de la CEDEAO qui s’est tenu le 7 juillet 2024 à Abuja, il n’est pas exagéré de dire qu’un clash se prépare entre ces deux entités.

Les chefs d’Etat décident sans l’avis de leurs peuples

Le premier sommet de l’AES à Niamey a acté le retrait de leur union de la CEDEAO et l’a qualifié d’irréversible. De son côté, la CEDEAO a envisagé l’imposition d’un visa pour les ressortissants de l’AES pour entrer dans un Etat de la CEDEAO.

La question à se poser ici est : les organisations (CEDEAO et AES) sont faites pour les intérêts des chefs d’Etats ou pour les peuples ? vue qu’aucune de ces organisations n’a consulté son peuple avant de décider. Mais si les peuples les ont mis à leur tête pour décider pour eux, pour des questions qui impactent les peuples tels que ce qui s’est passé à Niamey et à Abuja, les avis des différents peuples devraient être pris en compte.

Surtout que ces chefs d’Etat disposent de passeports diplomatiques et ne sont donc pas sujets aux conséquences de leurs décisions de sortir de la CEDEAO ou d’imposer un visa d’un pays à un autre, qui entrave la libre circulation des personnes et des biens.

L’avis des différents peuples est attendu

Que ce soit dans la CEDEAO comme dans l’AES, les peuples se disent libres, indépendants, souverains et intègres. Face aux décisions unilatérales de leurs dirigeants dans cette guéguerre, les peuples de ces deux entités devront faire valoir leurs droits qu’ils ont octroyé à leurs mandataires, les chefs d’Etat.

Rappelons-le, c’est en janvier 2024 que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont décidé de sortir de la CEDEAO. 

Avant janvier 2025, les pays de l’AES sont toujours considérés comme étant membres de la CEDEAO vue que les textes de l’institutions leur donnent au moins un an, avant que leur décision de sortir soit actée ou non; dans le même temps, la CEDEAO n’a pas mis immédiatement en exécution sa décision d’imposer un visa aux ressortissants de l’AES.

Tout reste alors possible….

Texte : SACRE Abel 

Voix : Reine KOUAKOU