Environnement / Alerte climat : El Niño pourrait revenir dès mi-2026.

Environnement / Alerte climat : El Niño pourrait revenir dès mi-2026.

Environnement / Alerte climat : El Niño pourrait revenir dès mi-2026.

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Le phénomène climatique El Niño pourrait faire son retour dès le milieu de l’année 2026, selon les dernières prévisions publiées vendredi 24 avril par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence des Nations unies spécialisée dans le climat et la météorologie.

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28 Avril 2026


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Le phénomène climatique El Niño pourrait faire son retour dès le milieu de l’année 2026, selon les dernières prévisions publiées vendredi 24 avril par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence des Nations unies spécialisée dans le climat et la météorologie. Les observations menées dans le Pacifique équatorial révèlent déjà des signaux annonciateurs, avec une possible installation entre mai et juillet 2026.

Les experts suivent notamment la hausse progressive des températures à la surface de la mer, indicateur clé de ce phénomène. El Niño se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface dans les parties centrale et orientale du Pacifique équatorial. Ce dérèglement modifie ensuite les vents, la pression atmosphérique et les régimes de pluie à l’échelle mondiale, avec des conséquences parfois importantes selon les régions.

Responsable des prévisions climatiques à l’Organisation météorologique mondiale, Wilfran Moufouma Okia estime que cet épisode pourrait influencer à la fois la température moyenne mondiale et la répartition des précipitations dans de nombreuses zones du globe. Traditionnellement, El Niño entraîne de forts contrastes météorologiques. Certaines régions connaissent des pluies plus abondantes, notamment dans la Corne de l’Afrique ou dans certaines parties de l’Amérique du Sud. D’autres, comme l’Australie, l’Indonésie et plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, subissent des conditions plus sèches et un risque accru de sécheresse.

Le précédent épisode a contribué à renforcer la chaleur mondiale dans un contexte déjà marqué par le réchauffement climatique. Les années 2023 et 2024 figurent ainsi parmi les plus chaudes jamais enregistrées. L’OMM précise toutefois qu’aucun élément ne permet d’affirmer que le changement climatique augmente directement la fréquence ou l’intensité d’El Niño. En revanche, ses effets peuvent être plus sévères sur une planète déjà réchauffée par les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines.

Ce phénomène naturel survient généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois. Il alterne avec ‘’La Niña’’, sa phase opposée, entrecoupée de périodes neutres. Face à cette possible évolution en 2026, les spécialistes insistent sur l’importance des systèmes d’alerte précoce et des prévisions anticipées afin de réduire les impacts sur l’agriculture, les ressources en eau, la production d’énergie et la santé publique.

Texte : La plume de la Bagoué