Économie : Le choc pétrolier du Moyen-Orient secoue l’aviation Africaine.

Économie : Le choc pétrolier du Moyen-Orient secoue l’aviation Africaine.

Économie : Le choc pétrolier du Moyen-Orient secoue l’aviation Africaine.

Un documentaire de Agence Presse Audio


La montée des tensions au Moyen-Orient provoque un séisme bien au-delà de la région et frappe de plein fouet le transport aérien mondial, avec des répercussions particulièrement sévères en Afrique.

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23 Mars 2026


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La montée des tensions au Moyen-Orient provoque un séisme bien au-delà de la région et frappe de plein fouet le transport aérien mondial, avec des répercussions particulièrement sévères en Afrique. Depuis le début du conflit, le prix du kérosène a bondi de 76 % pour atteindre 171 dollars le baril, soit près du double de son niveau du début de l’année 2026. Cette flambée est largement liée à la fermeture du détroit d’Ormuz, axe vital du commerce énergétique mondial.

Ce blocage perturbe profondément l’approvisionnement en carburant issu des raffineries du Golfe et réduit fortement l’offre sur le marché international. Environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié sont désormais affectés. L’Afrique, très dépendante de cette route maritime, se retrouve particulièrement exposée puisque près de 70 % de ses importations de carburant aérien y transitent habituellement. Les compagnies africaines subissent de plein fouet cette raréfaction.

L’envolée des coûts d’exploitation les oblige à ajuster en urgence leurs stratégies. Certaines répercutent déjà une partie de la hausse sur les passagers en augmentant les tarifs, tandis que d’autres réduisent leurs fréquences ou suspendent des liaisons, notamment vers le Moyen-Orient devenu difficile d’accès sur les plans logistique et financier.

Les grandes compagnies du continent voient leurs marges, déjà fragiles, se contracter davantage. Entre la hausse du carburant, les détours pour contourner les zones à risque et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les pertes s’accumulent. La rentabilité de nombreuses lignes est menacée et certaines dessertes essentielles pourraient être remises en cause.

Au-delà du secteur aérien, c’est l’ensemble des économies africaines qui risque d’être affecté. Le transport aérien demeure un levier clé pour le tourisme, le commerce et les investissements. Une hausse durable des prix des billets pourrait freiner les déplacements, ralentir les échanges et accentuer les tensions inflationnistes déjà présentes dans plusieurs pays.

L’incertitude domine quant à l’évolution de la situation. Une prolongation de la fermeture du détroit d’Ormuz ferait craindre une aggravation de la crise énergétique et de ses effets en cascade sur le transport aérien mondial. Face à cette vulnérabilité, la diversification des sources d’approvisionnement et l’investissement dans des alternatives plus résilientes apparaissent désormais comme des priorités stratégiques pour le continent.

Texte : La plume de la Bagoué

Récit : Marie-Paule N’GUESSAN