ACTUALITÉ INTERNATIONALE – États-Unis / SUPER BOWL 2026 : BAD BUNNY transforme la mi-temps en manifeste politique et défie Donald Trump.

ACTUALITÉ INTERNATIONALE – États-Unis / SUPER BOWL 2026 : BAD BUNNY transforme la mi-temps en manifeste politique et défie Donald Trump.

ACTUALITÉ INTERNATIONALE – États-Unis / SUPER BOWL 2026 : BAD BUNNY transforme la mi-temps en manifeste politique et défie Donald Trump.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le compte à rebours est lancé avant le Super Bowl 2026, grand-messe planétaire du football américain. Mais cette année, bien plus que le match, c’est le show de la mi-temps qui électrise, divise… et dérange. En cause : un nom, une icône, un symbole. Bad Bunny.

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10 Février 2026


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Le compte à rebours est lancé avant le Super Bowl 2026, grand-messe planétaire du football américain.  Mais cette année, bien plus que le match, c’est le show de la mi-temps qui électrise, divise… et dérange. En cause : un nom, une icône, un symbole. Bad Bunny. Pour la première fois dans l’histoire du Super Bowl, la star choisie pour le show est latino, portoricaine, ouvertement anti-Trump et résolument politique. Un choix explosif dans une Amérique toujours fracturée par les questions d’immigration, d’identité et de droits civiques.

Un show 100 % espagnol, une première, historique

C’est une décision sans précédent : Bad Bunny ne chantera qu’en espagnol. Aucun compromis, aucun couplet en anglais. Un message clair, assumé, presque provocateur, dans un pays où la langue reste un marqueur politique. À travers ce choix, l’artiste entend dénoncer le racisme systémique et la violence de la police migratoire, régulièrement pointée du doigt durant l’ère Trump. Citoyen américain, Porto Rico étant un territoire des États-Unis, Bad Bunny incarne cette Amérique plurielle que certains refusent de voir. Il le rappelle sans détour : la culture latino n’est pas une périphérie, elle est au cœur du pays.

L’artiste le plus puissant du streaming mondial

Bad Bunny n’est pas qu’un chanteur engagé. Il est aussi l’artiste le plus streamé au monde, dépassant des mastodontes comme Taylor Swift ou Lady Gaga. Une puissance culturelle et économique que les sponsors ne peuvent ignorer, à l’heure où le marché latino représente l’un des leviers de croissance les plus stratégiques aux États-Unis. Son dernier album, « DeBÍ TiRAR MáS FOTOs », est une véritable déclaration d’amour à la culture caribéenne. Salsa, reggaeton, bachata, dembow… mais aussi mémoire, racines et identité. Le Super Bowl sera la scène ultime pour porter ce message à plus de 100 millions de téléspectateurs.

Migrants, LGBT+, provocation assumée

Au-delà de la musique, Bad Bunny promet un spectacle engagé. Des hommages aux migrants, un soutien affiché à la communauté LGBTQ+, et une mise en scène qui pourrait inclure… une robe. Une provocation soigneusement calculée face à une Amérique conservatrice. Tout ce que Donald Trump exècre. Furieux, le président américain aurait décidé de renoncer à se rendre en Californie pour assister à la finale, qualifiant le show de « ridicule ». Une réaction qui n’a fait que renforcer l’écho médiatique de l’événement.

Un Super Bowl devenu champ de bataille culturel

Le 8 février 2026, Bad Bunny a assuré le mythique show de la mi-temps du Super Bowl. Un choix critiqué par Donald Trump, mais salué par une large partie de la jeunesse américaine. Depuis longtemps, l’artiste portoricain s’est imposé comme porte-voix de la communauté latino, opposant frontal aux politiques anti-immigration et défenseur assumé des minorités. Ce soir-là, le Super Bowl n’était plus seulement un événement sportif. Il est devenu un ring idéologique, où la musique s’est faite arme douce, mais redoutablement efficace. Au coup de sifflet final, le score du match importait presque moins que celui-ci : Bad Bunny 1 – Donald Trump 0. Et dans cette Amérique qui se cherche, la mi-temps aura peut-être marqué plus de points que le terrain.

 Texte et récit : Marie-Paule N’GUESSAN