Actualité africaine / Burkina Faso : Le gouvernement suspend 359 associations et durcit le cadre légal.
Actualité africaine / Burkina Faso : Le gouvernement suspend 359 associations et durcit le cadre légal.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Les autorités de transition burkinabè renforcent leur contrôle du secteur associatif avec la suspension de 359 organisations annoncée le 21 avril 2026 par le ministère de l’Administration territoriale.
Un documentaire de
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Mise en ligne
22 Avril 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
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Production
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Les autorités de transition burkinabè renforcent leur contrôle du secteur associatif avec la suspension de 359 organisations annoncée le 21 avril 2026 par le ministère de l’Administration territoriale. Cette décision est motivée par le non-respect des règles relatives au renouvellement des instances dirigeantes conformément aux statuts des associations et à la législation en vigueur.
Les autorités estiment que ces manquements constituent une infraction aux obligations administratives imposées aux structures concernées dans le cadre du dispositif légal encadrant leur fonctionnement. Cette mesure intervient dans la continuité d’une décision prise moins de deux semaines plus tôt ayant entraîné la dissolution de 118 associations dont plusieurs engagées dans la défense des droits humains, les responsables invoquant alors l’application des textes sans plus de précisions.
Les organisations concernées interviennent dans des domaines variés allant de la religion à l’éducation en passant par l’environnement, le sport et l’action sociale. Pendant la période de suspension, leurs activités sont limitées aux démarches de mise en conformité selon les dispositions officielles.
Ce resserrement s’inscrit dans l’application d’une loi adoptée en juillet 2025 sous l’impulsion du chef de l’État le capitaine Ibrahim Traoré qui encadre plus strictement la liberté d’association en renforçant les exigences de déclaration de transparence et de contrôle administratif avec des sanctions pouvant conduire à la dissolution.
Le gouvernement défend cette réforme au nom de la transparence et de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans un contexte où les organisations bénéficiant de financements extérieurs sont régulièrement soupçonnées d’ingérence.
Texte : La plume de la Bagoué



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