Actualité africaine / Burkina Faso : Le pouvoir militaire durcit le ton et dissout plus d’une centaine d’ONG.

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Actualité africaine / Burkina Faso : Le pouvoir militaire durcit le ton et dissout plus d’une centaine d’ONG.

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Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé mercredi 15 avril 2026 la dissolution de 118 associations et organisations de la société civile, selon un communiqué officiel.

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17 Avril 2026


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Les autorités militaires du Burkina Faso ont annoncé mercredi 15 avril 2026 la dissolution de 118 associations et organisations de la société civile, selon un communiqué officiel. Toutes actives sur le territoire national, ces structures, dont plusieurs engagées dans la défense des droits humains, sont désormais interdites d’exercer dans un pays confronté à une crise sécuritaire persistante.

Cette décision marque une nouvelle étape dans le resserrement de l’espace civique engagé depuis l’arrivée au pouvoir de la junte à la suite du coup d’État de 2022. Depuis lors, les autorités ont multiplié les mesures visant les Organisations non gouvernementales (ONG), les syndicats et les mouvements jugés critiques, dans un contexte de réduction progressive des libertés publiques.

Le cadre juridique s’est également durci. En juillet 2025, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la transition, a promulgué une loi renforçant le contrôle des activités des organisations de défense des droits humains et des syndicats. Le texte impose des obligations administratives plus strictes et élargit les motifs de suspension ou de dissolution.

Dans les semaines précédant cette vague de sanctions, plusieurs organisations avaient déjà vu leur autorisation retirée tandis que d’autres étaient suspendues temporairement pour des irrégularités administratives. Pour certains observateurs, cette stratégie traduit une volonté de reprendre la main sur un espace civique de plus en plus critique à l’égard du pouvoir.

Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a appelé les responsables concernés à se conformer aux nouvelles règles en vigueur, avertissant que tout manquement pourrait entraîner des sanctions. Ces mesures interviennent alors que le Burkina Faso fait face à une insécurité croissante liée aux violences djihadistes, qui ont provoqué le déplacement de millions de personnes. Les autorités de transition invoquent régulièrement la nécessité de préserver l’ordre public et de renforcer la cohésion nationale, tandis que des organisations internationales alertent sur un recul marqué des libertés fondamentales et un climat de plus en plus restrictif pour la société civile.

Titre : La plume de la Bagoué