Actualité africaine / Tunisie : La militante Sihem Bensedrine condamnée à 25 ans de prison.

Actualité africaine / Tunisie : La militante Sihem Bensedrine condamnée à 25 ans de prison.

Actualité africaine / Tunisie : La militante Sihem Bensedrine condamnée à 25 ans de prison.

Un documentaire de Agence Presse Audio


L’ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), Sihem Bensedrine, a déclaré vendredi 26 juin 2026 avoir été condamnée à une peine de 25 ans de réclusion par la justice tunisienne.

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26 Juin 2026


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L’ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), Sihem Bensedrine, a déclaré vendredi 26 juin 2026 avoir été condamnée à une peine de 25 ans de réclusion par la justice tunisienne. Militante historique des droits humains et figure marquante de la transition démocratique en Tunisie, elle est poursuivie dans une affaire portant notamment sur des soupçons de modification du rapport final de l’IVD, l’organe chargé d’examiner les violations des droits humains commises durant plusieurs décennies.

Réagissant à cette décision, Sihem Bensedrine a rejeté en bloc les accusations formulées à son encontre. Dans des propos relayés par l’Agence France-Presse (AFP), elle a estimé que ce jugement s’inscrivait dans une volonté politique visant, selon elle, à remettre en cause l’héritage laissé par la justice transitionnelle en Tunisie.

Créée après la révolution de 2011 qui a entraîné la chute de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, l’Instance Vérité et Dignité avait pour mandat de faire la lumière sur les atteintes aux droits humains perpétrées aussi bien sous le régime de Ben Ali que durant la présidence d’Habib Bourguiba. Au fil de ses travaux, l’instance a recueilli des milliers de témoignages de victimes et constitué un élément central du processus de justice transitionnelle engagé dans le pays à la suite du Printemps arabe.

Autrefois considérée comme l’une des expériences démocratiques les plus abouties issues des soulèvements arabes de 2011, la Tunisie fait aujourd’hui l’objet de critiques répétées de la part de plusieurs organisations internationales de défense des droits humains, qui s’inquiètent d’un recul des libertés publiques et d’une concentration croissante des pouvoirs sous la présidence de Kaïs Saïed.

Texte : La plume de la Bagoué