Côte d’Ivoire : L’UHR appelle à bâtir une nation de confiance après le discours d’Alassane Ouattara.
Côte d’Ivoire : L’UHR appelle à bâtir une nation de confiance après le discours d’Alassane Ouattara.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Au lendemain de l’adresse présidentielle du 6 août 2026 marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, l’Union des Houphouëtistes pour la République (UHR), par la voix de son président Valy Touré, livre une analyse critique mais constructives du discours d’Alassane Ouattara.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
11 Août 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Au lendemain de l’adresse présidentielle du 6 août 2026 marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, l’Union des Houphouëtistes pour la République (UHR), par la voix de son président Valy Touré, livre une analyse critique mais constructives du discours d’Alassane Ouattara. Tout en saluant les grandes orientations stratégiques du chef de l’État, la formation politique insiste sur la nécessité de dépasser les simples annonces pour offrir des garanties concrètes en matière d’État de droit et de transparence démocratique.
Pour le parti, la souveraineté nationale ne doit pas être exclusivement économique ou territoriale, mais doit s'étendre aux domaines institutionnel, judiciaire, alimentaire et technologique pour garantir la pleine confiance des citoyens dans leurs institutions. Revenant sur les récents évènements de Koumassi, l’UHR prend acte de la volonté présidentielle de sanctionner les opérations menées hors du cadre légal, tout en jugeant les sanctions a posteriori insuffisantes. La formation politique préconise l’instauration d’une véritable « doctrine nationale » des déguerpissements reposant sur un cadre strict : expertise préalable des risques, information transparente des populations, décisions administratives motivées, recours juridiques et indemnisation ou relogement systématique.
Selon Valy Touré, la modernisation urbaine et la protection des zones à risque doivent impérativement s'effectuer dans le respect absolu des droits fondamentaux des populations. Concernant l'annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), l’UHR y voit une opportunité majeure à condition d’éviter un simple changement d'enseigne. Le parti propose la création d'une Autorité Nationale des Élections de Côte d'Ivoire (ANE-CI) dotée d’une architecture à trois niveaux étanches : une administration électorale dédiée à la logistique et aux listes, une structure pluraliste d'observation regroupant la société civile et les partis, ainsi qu'un juge électoral unique pour trancher les contentieux. Ce dispositif s'accompagne d'un appel au plafonnement des dépenses de campagne, à la transparence financière et à un accès équitable aux médias publics.
L’UHR résume son engagement politique par l’exigence d’un État fort où la loi reste supérieure à tous les acteurs. Pour la formation politique, la portée des réformes électorales et institutionnelles à venir ne se mesurera pas uniquement à leur rigueur technique, mais à leur capacité à rassembler l'ensemble de la population et à susciter l'adhésion générale. L'enjeu fondamental pour l'avenir démocratique de la Côte d'Ivoire ne réside plus seulement dans l'organisation pratique des scrutins, mais dans l'instauration durable d'un climat de confiance à l'échelle nationale.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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