FAITS DIVERS / Bouaké : L’horreur à Konankankro, un homme arrêté avec le corps d’un enfant, trois autres victimes exhumées.

FAITS DIVERS / Bouaké : L’horreur à Konankankro, un homme arrêté avec le corps d’un enfant, trois autres victimes exhumées.

FAITS DIVERS / Bouaké : L’horreur à Konankankro, un homme arrêté avec le corps d’un enfant, trois autres victimes exhumées.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Une affaire d’une rare atrocité secoue la ville de Bouaké, au centre de la Côte d’Ivoire, et plonge la population dans l’effroi. Le lundi 15 juin 2026, les autorités judiciaires ivoiriennes ont annoncé l’arrestation d’un homme de 36 ans, surpris en possession du corps sans vie d’un enfant d’environ cinq ans.

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17 Juin 2026


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Agence Presse Audio

Une affaire d’une rare atrocité secoue la ville de Bouaké, au centre de la Côte d’Ivoire, et plonge la population dans l’effroi. Le lundi 15 juin 2026, les autorités judiciaires ivoiriennes ont annoncé l’arrestation d’un homme de 36 ans, surpris en possession du corps sans vie d’un enfant d’environ cinq ans. Une découverte macabre qui a rapidement conduit à une révélation encore plus glaçante : trois autres dépouilles ont été exhumées dans la même zone. Les faits remontent à la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin, dans le village de Konankankro, situé à proximité de la zone aéroportuaire de Bouaké.

Alertés, les éléments de la Brigade anticriminalité de la Préfecture de police ont procédé à l’interpellation nocturne du suspect, identifié comme Hili Napemala Samuel. Au moment de son arrestation, il transportait un sac de jute. À l’intérieur, les forces de l’ordre découvrent l’impensable : le corps décapité d’un enfant. Rapidement placé en garde à vue, le mis en cause passe aux aveux. Face aux enquêteurs, il reconnaît avoir enlevé et tué l’enfant dans le cadre de pratiques rituelles. Selon ses déclarations, ces actes visaient à satisfaire des fétiches auxquels il rendait un culte régulier.

Mais l’horreur ne s’arrête pas là. Toujours selon ses indications, les enquêteurs se rendent dans des broussailles du quartier où trois tombes dissimulées sont mises au jour. Les fouilles, ordonnées par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Bouaké et menées en présence du suspect, permettent l’exhumation de trois corps, sommairement enterrés mais encore identifiables. Une enquête approfondie est en cours afin de déterminer l’identité des victimes et de retrouver leurs familles. Les autorités cherchent également à établir l’ampleur exacte de ces crimes et à vérifier l’existence d’éventuelles complicités.

À l’issue de la procédure, Hili Napemala Samuel sera déféré devant le parquet de Bouaké pour répondre des faits qui lui sont reprochés. À Bouaké, l’émotion est vive, la peur palpable. Cette affaire relance avec acuité le débat sur les crimes rituels impliquant des enfants, un phénomène qui continue d’inquiéter l’opinion publique. Et derrière l’onde de choc, une question persiste, lourde et troublante : combien d’autres drames silencieux restent encore enfouis dans l’ombre, attendant d’être révélés ?

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN