Immigration / Tempête en Méditerranée : des corps d’enfants parmi les victimes rejetées sur une plage libyenne.

Immigration / Tempête en Méditerranée : des corps d’enfants parmi les victimes rejetées sur une plage libyenne.

Immigration / Tempête en Méditerranée : des corps d’enfants parmi les victimes rejetées sur une plage libyenne.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le Croissant-Rouge libyen a annoncé que sept corps de migrants, dont trois enfants, ont été découverts dimanche 22 février 2026 sur une plage de Qasr Al-Akhyar, située à environ soixante kilomètres à l’est de Tripoli.

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23 Février 2026


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Le Croissant-Rouge libyen a annoncé que sept corps de migrants, dont trois enfants, ont été découverts dimanche 22 février 2026 sur une plage de Qasr Al-Akhyar, située à environ soixante kilomètres à l’est de Tripoli. Les bénévoles ont découvert les dépouilles sur le rivage sans pouvoir, à ce stade, en préciser les circonstances, alors qu’aucun naufrage n’avait été officiellement signalé ces derniers jours dans la zone. Au même moment, plusieurs corps ont été aperçus en mer par des ONG.

L’organisation italienne Mediterranea Saving Humans et le collectif Refugees in Libya estiment que ces victimes pourraient être liées aux violents naufrages survenus lors du passage de la tempête Harry, qui a balayé le bassin méditerranéen du 19 au 21 janvier. Les deux structures évoquent près d’un millier de migrants portés disparus après cet épisode météorologique d’une rare intensité. La tempête a soulevé des vagues atteignant 16 mètres et des rafales de plus de 54 nœuds, causant d’importants dégâts sur les côtes de la Sicile, de la Sardaigne et de la Calabre.

Dans de telles conditions, les embarcations de fortune, souvent surchargées et dépourvues d’équipements adaptés, avaient peu de chances de résister. De nombreuses traversées s’effectuent loin des radars des autorités libyennes. Lorsqu’un bateau coule sans témoin, le drame demeure invisible et les victimes ne sont pas recensées. Située à environ 300 kilomètres des côtes italiennes, la Libye reste l’un des principaux points de départ d’Afrique du Nord pour des migrants originaires d’Afrique subsaharienne, mais aussi d’Asie et du Moyen-Orient, qui tentent de rejoindre l’Europe au péril de leur vie. 

Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 2 100 personnes ont péri ou disparu en Méditerranée en 2025 en tentant d’atteindre l’Europe. Dans le même temps, plus de 26 000 migrants ont été interceptés en mer et renvoyés de force en Libye, où ils sont placés en détention. Cette nouvelle tragédie rappelle une fois de plus, que la Méditerranée demeure l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde.

Texte : La plume de la Bagoué