Immigration : En 2025, la mer a encore englouti plus de 3 000 migrants aux portes de l’Espagne.

Immigration : En 2025, la mer a encore englouti plus de 3 000 migrants aux portes de l’Espagne.

Immigration : En 2025, la mer a encore englouti plus de 3 000 migrants aux portes de l’Espagne.

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Plus de 3 000 personnes ont perdu la vie ou ont disparu en 2025 en tentant de rejoindre l’Espagne par la mer, selon le dernier rapport de l’ONG espagnole Caminando Fronteras.

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30 Décembre 2025


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Plus de 3 000 personnes ont perdu la vie ou ont disparu en 2025 en tentant de rejoindre l’Espagne par la mer, selon le dernier rapport de l’ONG espagnole Caminando Fronteras. Entre le 1er janvier et le 15 décembre, 3 090 migrants sont morts sur les routes migratoires maritimes, soit une moyenne de huit décès par jour. Parmi les victimes figurent 437 enfants, 192 femmes et 2 461 hommes.

Ce bilan, nettement inférieur à celui de 2024, année record avec plus de 10 000 morts ou disparus, ne traduit pas pour autant une amélioration durable, préviennent les associations. Les mois de janvier et février ont été particulièrement meurtriers et concentrent à eux seuls près de la moitié des décès recensés sur l’année. Les chiffres de Caminando Fronteras reposent sur des témoignages de familles et de survivants croisés avec des données officielles, incluant les personnes portées disparues. En 2025, au moins 70 embarcations ont disparu en mer sans laisser de trace, emportant l’ensemble de leurs passagers.

Les autorités espagnoles attribuent la baisse du nombre de morts et d’arrivées au renforcement des contrôles migratoires et aux accords conclus avec plusieurs pays de départ, notamment la Mauritanie. Le ministère de l’Intérieur indique qu’un peu moins de 36 000 migrants sont arrivés de manière irrégulière cette année, contre plus de 60 000 en 2024.

Cette lecture est contestée par les ONG, qui dénoncent des retards et des défaillances dans les opérations de secours en mer. Certaines interventions, estiment-elles, auraient pu éviter des naufrages. Elles soulignent également une modification des routes migratoires. Moins empruntée, la route des Canaries a laissé place à celle des Baléares, qui s’est intensifiée et s’est révélée particulièrement meurtrière en 2025.

Enfin, plusieurs organisations de défense des droits humains alertent sur les conséquences des accords migratoires conclus avec certains pays partenaires et accusent les autorités locales d’abus envers les migrants. Des accusations rejetées par les gouvernements concernés mais qui nourrissent le débat sur l’impact réel des politiques de contrôle aux frontières. Malgré la baisse du nombre de victimes, la traversée maritime reste l’un des passages les plus dangereux pour les personnes cherchant à rejoindre l’Europe.

Texte : La plume de la Bagoué

Récit : Marie-Paule N’GUESSAN