Immigration : L’Union européenne durcit sa politique migratoire et prépare des expulsions vers des pays tiers.
Immigration : L’Union européenne durcit sa politique migratoire et prépare des expulsions vers des pays tiers.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le Parlement européen a donné lundi 9 mars 2026 un premier feu vert à une réforme destinée à durcir la politique d’expulsion des étrangers en situation irrégulière dans l’Union européenne.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
11 Mars 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Radio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le Parlement européen a donné lundi 9 mars 2026 un premier feu vert à une réforme destinée à durcir la politique d’expulsion des étrangers en situation irrégulière dans l’Union européenne. Soutenu par une alliance entre la droite et l’extrême droite, le texte s’inscrit dans la préparation du futur règlement retour, élément du Pacte asile et migration dont l’entrée en vigueur est prévue en juin 2026.
La réforme prévoit notamment la création de centres de retour installés dans des pays situés hors de l’Union européenne. Ces structures pourraient accueillir des migrants déboutés du droit d’asile ou visés par une obligation de quitter le territoire. Les expulsions pourraient également être effectuées vers des pays tiers considérés comme sûrs, même lorsque les personnes concernées n’entretiennent aucun lien avec ces États, à condition qu’un accord existe avec un pays membre ou avec l’Union européenne.
Les mineurs non accompagnés seraient exclus de ces transferts, mais les familles avec enfants pourraient être envoyées dans ces centres. Le texte prévoit aussi d’allonger la durée maximale de rétention administrative qui passerait de 18 à 24 mois. Dans certains cas jugés sensibles pour des raisons de sécurité, cette durée pourrait être prolongée au-delà de ce seuil. Les autorités continueraient toutefois de privilégier les départs volontaires.
Autre disposition controversée, la possibilité de placer en rétention des mineurs isolés ainsi que des familles avec enfants. Les eurodéputés affirment que cette mesure ne devrait être utilisée qu’en dernier recours et pour la durée la plus courte possible, en tenant compte de l’intérêt supérieur de l’enfant. Les critères permettant le placement en rétention seraient également élargis. Un migrant pourrait être détenu s’il est considéré comme présentant un risque de fuite, s’il refuse de coopérer avec les autorités ou s’il est perçu comme une menace pour la sécurité.
Le projet introduit aussi la possibilité d’interdire durablement, voire définitivement, l’entrée sur le territoire européen à certaines personnes jugées dangereuses. Malgré les critiques suscitées au sein du Parlement européen, la commission des libertés civiles a validé le projet. Le texte doit encore être soumis à un vote en séance plénière cette semaine avant une éventuelle adoption définitive.
Plusieurs États membres, dont l’Allemagne, l’Autriche et certains pays scandinaves, soutiennent ces mesures qu’ils jugent dissuasives et susceptibles de réduire les arrivées de migrants en Europe. D’autres, comme la France et l’Espagne, se montrent plus prudents face à certaines dispositions, notamment le principe des centres de retour déjà expérimenté par l’Italie en Albanie sans résultats probants.
Texte : La plume de la Bagoué



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