Immigration : Londres durcit le ton face à Kinshasa.

Immigration : Londres durcit le ton face à Kinshasa.

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Un documentaire de Agence Presse Audio


Le ministère britannique de l’Intérieur a franchi une étape décisive dans sa nouvelle stratégie migratoire. Le samedi 27 décembre 2025, Londres a annoncé l’imposition de restrictions de visa à l’encontre de la République démocratique du Congo (RDC).

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29 Décembre 2025


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Le ministère britannique de l’Intérieur a franchi une étape décisive dans sa nouvelle stratégie migratoire. Le samedi 27 décembre 2025, Londres a annoncé l’imposition de restrictions de visa à l’encontre de la République démocratique du Congo (RDC). Cette sanction diplomatique et administrative fait suite à une « non- coopération » présumée de Kinshasa concernant le rapatriement de ses ressortissants en situation irrégulière ou ayant commis des infractions pénales. 

Concrètement, la RDC se voit désormais privée des services de visa accéléré. Le traitement préférentiel, habituellement accordé aux personnalités influentes et aux décideurs politiques congolais, est également suspendu. Par cette mesure, le Royaume-Uni entend faire pression sur le gouvernement congolais pour faciliter les procédures d'expulsion des demandeurs d'asile déboutés. Parallèlement, le gouvernement britannique a officialisé des accords de retour avec l’Angola et la Namibie.

Contrairement à la RDC, ces deux nations ont accepté d'intensifier leurs efforts pour rapatrier leurs citoyens, marquant un succès pour la nouvelle politique de la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood. Ces annonces constituent le premier volet concret des réformes radicales dévoilées le mois dernier.

L'objectif est clair : transformer le statut de réfugié en protection temporaire et accélérer drastiquement l’expulsion des migrants sans papiers. Si Luanda et Windhoek collaborent, le cas de Kinshasa illustre la volonté de Londres d’utiliser le levier des visas comme une arme de négociation migratoire. Pour l’heure, aucune des trois capitales africaines n’a officiellement réagi à ces mesures.

Texte et récit : Sam Rivers