Institution / Réforme institutionnelle au Sénégal : l’Assemblée adopte un texte explosif et un référendum en perspective.

Institution / Réforme institutionnelle au Sénégal : l’Assemblée adopte un texte explosif et un référendum en perspective.

Institution / Réforme institutionnelle au Sénégal : l’Assemblée adopte un texte explosif et un référendum en perspective.

Un documentaire de Agence Presse Audio


L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté le lundi 29 juin 2026 un projet de loi portant révision de l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le Parlement ; une réforme institutionnelle majeure susceptible d’être soumise à référendum.

1:48 Ecouter

Un documentaire de

Agence Presse Audio


Mise en ligne

30 Juin 2026


Réalisation

Agence Presse Audio


Mise en onde & mix

Agence Presse Audio


Illustration

Agence Presse Radio


Production

Agence Presse Audio

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté le lundi 29 juin 2026 un projet de loi portant révision de l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le Parlement ; une réforme institutionnelle majeure susceptible d’être soumise à référendum. Le président de la République Bassirou Diomaye Faye a, dans la foulée du vote, évoqué la possibilité de consulter directement les citoyens conformément aux dispositions constitutionnelles encadrant la révision de la loi fondamentale.

Selon le ministre de la Justice Moussa Sarr, le texte a fait l’objet d’échanges institutionnels entre la présidence de l’Assemblée nationale et le chef de l’État, avec une transmission pour avis suivie de propositions d’amendements. Le président de la République aurait ensuite indiqué son intention de recourir à l’article 103 de la Constitution afin de soumettre la réforme au suffrage populaire, ouvrant la voie à une validation par référendum.

Le scrutin parlementaire s’est déroulé dans un climat particulièrement tendu marqué par de vifs échanges, le boycott de l’opposition et des incidents en marge de l’hémicycle. À l’extérieur du bâtiment, des affrontements ont opposé forces de l’ordre et manifestants avec usage de gaz lacrymogènes pour disperser les regroupements selon des témoins et des journalistes présents sur place.

Porté par la majorité issue du parti Pastef, le projet de révision institutionnelle cristallise les tensions politiques au Sénégal et suscite de vives critiques de l’opposition et de plusieurs organisations de la société civile qui dénoncent un risque de déséquilibre des pouvoirs. Dans ce contexte hautement politique, Ousmane Sonko apparaît comme une figure centrale des dynamiques au sein de la majorité, son influence étant régulièrement évoquée dans les débats autour de l’orientation de la réforme et de la recomposition des rapports entre exécutif et législatif.

Texte : La plume de la Bagoué