MÉDIAS / Burkina Faso : fini les images de misère mises en scène, le gouvernement serre la vis et protège la dignité des plus vulnérables.

MÉDIAS / Burkina Faso : fini les images de misère mises en scène, le gouvernement serre la vis et protège la dignité des plus vulnérables.

MÉDIAS / Burkina Faso : fini les images de misère mises en scène, le gouvernement serre la vis et protège la dignité des plus vulnérables.

Un documentaire de Agence Presse Audio


C’est une décision forte qui marque un tournant dans la communication humanitaire. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 2 juillet 2026, le gouvernement burkinabè a acté l’interdiction formelle de diffuser des images montrant des personnes vulnérables aux côtés des dons qui leur sont remis.

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06 Juillet 2026


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C’est une décision forte qui marque un tournant dans la communication humanitaire. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 2 juillet 2026, le gouvernement burkinabè a acté l’interdiction formelle de diffuser des images montrant des personnes vulnérables aux côtés des dons qui leur sont remis.

Désormais, au Burkina Faso, la solidarité ne doit plus rimer avec exposition médiatique. Annoncée par l’Agence d’information du Burkina (AIB), cette mesure vise à préserver la dignité des bénéficiaires, trop souvent réduits à des images de détresse dans les campagnes de communication.

Mais ce n’est pas tout. Le nouveau décret portant réglementation des interventions humanitaires introduit une accréditation obligatoire pour toutes les organisations opérant sur le territoire. Objectif : permettre à l’État de mieux encadrer leurs actions et de surveiller leur répartition géographique. « Avoir un regard particulier sur leur déploiement », a précisé la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré.

Autre changement majeur : 60 % des financements devront être orientés vers le relèvement précoce et l’autonomisation des bénéficiaires, afin de rompre avec la dépendance à l’aide prolongée. En filigrane, une nouvelle philosophie s’impose : aider sans exposer, soutenir sans exploiter. Au Burkina Faso, la dignité humaine n’est plus négociable, même face aux caméras.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN