MÉDIAS / Consty Eka, le « Roi de la Télé », s’éteint à Abidjan : la voix d’une génération s’est tue dans le silence de la nuit.
MÉDIAS / Consty Eka, le « Roi de la Télé », s’éteint à Abidjan : la voix d’une génération s’est tue dans le silence de la nuit.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Le monde des médias africains est en deuil. Consty Eka, figure emblématique de l’audiovisuel francophone et fondateur de Voltage 2, est décédé le lundi 16 février 2026 à Abidjan, des suites d’un malaise survenu alors qu’il se trouvait à son bureau.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
17 Février 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Le monde des médias africains est en deuil. Consty Eka, figure emblématique de l’audiovisuel francophone et fondateur de Voltage 2, est décédé le lundi 16 février 2026 à Abidjan, des suites d’un malaise survenu alors qu’il se trouvait à son bureau. Selon des sources concordantes en Côte d’Ivoire, l’animateur, pourtant présent à ses activités professionnelles dans la journée, aurait soudainement commencé à vomir du sang avant d’être évacué d’urgence vers un établissement hospitalier de la capitale économique ivoirienne. Malgré la prise en charge médicale, il a finalement rendu l’âme quelques heures plus tard, plongeant ses proches, collaborateurs et admirateurs dans une profonde consternation.
Une disparition confirmée au Cameroun, dans la stupeur générale
Si aucune communication officielle détaillée n’a encore été publiée par sa famille ou ses structures médiatiques, l’annonce de son décès a rapidement été confirmée au Cameroun, où la nouvelle s’est répandue comme une onde de choc dans le paysage audiovisuel. « Consty Eka est décédé. Le célèbre animateur camerounais, surnommé le “Roi de la Télé”, est mort à Abidjan à la suite d’un malaise. Une perte immense pour le paysage médiatique du Cameroun », a réagi l’ancien collaborateur du journal Le Jour, André Bofia, traduisant l’émotion palpable dans le milieu. Du Cameroun à la Côte d’Ivoire, l’itinéraire d’un bâtisseur de médias Animateur, producteur et stratège des contenus audiovisuels, Consty Eka n’était pas seulement une voix familière du petit écran : il était une institution.
Né professionnellement dans l’univers médiatique camerounais, entre Douala et Yaoundé, il amorce sa carrière avant de s’installer dès 1978 en Côte d’Ivoire, pays qui deviendra son terreau d’influence et de consécration. Très vite, il s’impose comme une référence incontournable, incarnant une télévision dynamique, exigeante et résolument tournée vers l’Afrique. Son émission hebdomadaire « All Week News », consacrée à l’actualité politique, économique et touristique africaine, a marqué des générations de téléspectateurs par son ton incisif et sa ligne éditoriale panafricaine assumée.
Le « Roi de la Télé », un surnom devenu héritage
Surnommé le « Roi de la Télé », Consty Eka devait ce titre moins à l’effet médiatique qu’à son empreinte réelle sur l’audience et la profession. À l’antenne, il imposait une présence charismatique, une diction maîtrisée et une rigueur journalistique qui faisaient école. Hors antenne, il était un formateur redoutablement exigeant, un mentor discret et un promoteur infatigable de talents africains. PDG et fondateur du groupe média CEN TV, ainsi que promoteur de Voltage 2, radio urbaine émettant depuis Douala, il a contribué à structurer et moderniser l’écosystème audiovisuel africain, en défendant une vision professionnelle des médias et une africanisation des contenus.
Une santé qui s’était brutalement dégradée
Ironie du destin, l’animateur apparaissait encore en bonne forme lors de ses dernières apparitions publiques à Abidjan, notamment en novembre 2025. Rien ne laissait présager une dégradation aussi soudaine de son état de santé ces derniers jours. Son décès brutal, survenu dans l’exercice même de ses fonctions, renforce le sentiment d’une disparition aussi inattendue que bouleversante.
Une onde de choc dans l’audiovisuel africain
De Douala à Abidjan, en passant par les diasporas africaines, les hommages affluent déjà pour saluer la mémoire d’un homme qui aura consacré sa vie à informer, former et inspirer. Pour beaucoup, Consty Eka incarnait une certaine idée de la télévision : exigeante, panafricaine et profondément ancrée dans les réalités du continent. Il ne se contentait pas d’animer des émissions. Il construisait des plateformes, façonnait des lignes éditoriales, professionnalisait des équipes et insufflait une vision moderne de l’audiovisuel africain.
La chute d’un géant, l’empreinte d’une légende
Avec la disparition de Consty Eka, c’est bien plus qu’un animateur qui s’en va : c’est une mémoire vivante de la télévision africaine qui s’éteint. Dans le ventre de la nuit abidjanaise, la voix du « Roi de la Télé » s’est tue, mais son héritage, lui, continuera de vibrer sur les ondes, les écrans et dans les vocations qu’il a suscitées. Car les grandes figures ne disparaissent jamais vraiment : elles deviennent des repères. Et Consty Eka restera, pour des générations de professionnels des médias, une boussole, une signature… et une page majeure de l’histoire de l’audiovisuel africain.
Texte et récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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