MUSIQUE-PEOPLE / Procès Apoutchou National : 7 ans de prison et 240 millions FCFA requis, le parquet sort l’artillerie lourde.

MUSIQUE-PEOPLE / Procès Apoutchou National : 7 ans de prison et 240 millions FCFA requis, le parquet sort l’artillerie lourde.

MUSIQUE-PEOPLE / Procès Apoutchou National : 7 ans de prison et 240 millions FCFA requis, le parquet sort l’artillerie lourde.

Un documentaire de Agence Presse Audio


La tension est montée d’un cran, le mardi 24 mars 2026, au Pôle pénal économique et financier d’Abidjan. Dans une salle d’audience sous haute attention, le parquet a frappé fort dans l’affaire impliquant l’artiste-chanteur et influenceur Stéphane Agbré, alias Apoutchou National, ainsi que son coaccusé Akobé Leonel, dit Leonel PCS.

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Un documentaire de

Agence Presse Audio


Mise en ligne

25 Mars 2026


Réalisation

Agence Presse Audio


Mise en onde & mix

Agence Presse Audio


Illustration

Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Radio

La tension est montée d’un cran, le mardi 24 mars 2026, au Pôle pénal économique et financier d’Abidjan. Dans une salle d’audience sous haute attention, le parquet a frappé fort dans l’affaire impliquant l’artiste-chanteur et influenceur Stéphane Agbré, alias Apoutchou National, ainsi que son coaccusé Akobé Leonel, dit Leonel PCS. D’entrée, le décor était planté : quatre magistrats mobilisés, dont le procureur de la République en personne. Une présence inhabituelle qui en dit long sur la sensibilité du dossier. À tour de rôle, trois représentants du ministère public ont déroulé des réquisitions particulièrement sévères.

Le parquet a requis 7 ans de prison ferme contre trois accusés, dont Apoutchou National et Leonel PCS, accompagnés d’une amende solidaire de 240 millions FCFA. Dans le même dossier, un opérateur économique spécialisé dans la vente de véhicules encourt 36 mois de prison ferme, assortis de la même amende, tandis que sa société pourrait écoper d’une sanction financière encore plus lourde : 480 millions FCFA.

Face à cette offensive judiciaire, la défense n’est pas restée silencieuse. Deux avocats ont déjà pris la parole pour contester la solidité des accusations, pointant des zones d’ombre dans le dossier et plaidant des circonstances atténuantes. La dernière plaidoirie est attendue ce mercredi 25 mars, avant les répliques et la fixation de la date du délibéré. Au cœur des débats : des faits jugés graves par l’accusation, dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités ivoiriennes face aux dérives liées aux plateformes numériques. 

L’affaire, rappelons-le, avait éclaté après la diffusion virale d’une vidéo montrant l’artiste exhibant un sac rempli de billets de banque, déclenchant une enquête pour blanchiment de capitaux sur la base de la loi ivoirienne de 2023. Depuis leur interpellation en novembre 2024, les mis en cause évoluaient sous contrôle judiciaire. Aujourd’hui, l’heure des comptes semble avoir sonné. Entre stratégie de défense et fermeté du parquet, le bras de fer judiciaire touche désormais à son ultime phase. Dans ce dossier à forte résonance médiatique, une seule certitude demeure : seul le verdict du tribunal dira le droit.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN