SANTÉ / Au Sénégal, une pilule fait trembler l'industrie pharmaceutique mondiale.
SANTÉ / Au Sénégal, une pilule fait trembler l'industrie pharmaceutique mondiale.
Un documentaire de Agence Presse Audio
À Mbao, dans la banlieue de Dakar au Sénégal, une usine vient de changer la donne pour des millions de malades. Teranga Pharma y produit le Drepaf, premier générique d'hydroxyurée jamais fabriqué en Afrique contre la drépanocytose, une maladie qui touche près de 80 % des cas mondiaux sur le continent.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
31 Août 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
À Mbao, dans la banlieue de Dakar au Sénégal, une usine vient de changer la donne pour des millions de malades. Teranga Pharma y produit le Drepaf, premier générique d'hydroxyurée jamais fabriqué en Afrique contre la drépanocytose, une maladie qui touche près de 80 % des cas mondiaux sur le continent.
Lancé en novembre 2025, le médicament existe en deux dosages : 500 mg pour les adultes, 100 mg pour les enfants, utilisable dès neuf mois. De quoi combler un vide criant : une étude de 2023 publiée dans Blood révélait que 78 % des soignants de 13 pays francophones subissaient des ruptures d'approvisionnement.
L'argument choc, c'est le prix. Vendu 3 000 FCFA (adulte) et 1 500 FCFA (enfant) le flacon, le Drepaf coûte jusqu'à trois fois moins cher que les traitements importés comme l'Hydréa ou le Siklos. Porté par un financement de 4 milliards de FCFA (7,1 millions de dollars) et un partenariat technique indien, le laboratoire fournit déjà le Burkina Faso, la Guinée et la Côte d'Ivoire. La RDC, le Gabon et le Cameroun frappent à la porte.
L'ambition : couvrir toute l'Afrique subsaharienne d'ici 2030. Comme le résume Mouhamadou Sow, directeur général de Teranga Pharma : « Si l'Afrique veut se développer, si l'Afrique veut avoir une bonne santé, il faudrait que les médicaments que les Africains consomment soient produits en Afrique. »
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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