SANTÉ / Contraceptifs en Afrique : à Cotonou, 15 pays sonnent la riposte pour éviter les ruptures.

SANTÉ / Contraceptifs en Afrique : à Cotonou, 15 pays sonnent la riposte pour éviter les ruptures.

SANTÉ / Contraceptifs en Afrique : à Cotonou, 15 pays sonnent la riposte pour éviter les ruptures.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Réunis du 31 mars au 03 avril 2026 à Cotonou, au Bénin, des experts venus de quinze pays africains, dont la Côte d’Ivoire, ont posé les bases d’une stratégie renforcée pour garantir la disponibilité continue et la sécurisation des produits contraceptifs sur le continent.

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10 Avril 2026


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Production

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Réunis du 31 mars au 03 avril 2026 à Cotonou, au Bénin, des experts venus de quinze pays africains, dont la Côte d’Ivoire, ont posé les bases d’une stratégie renforcée pour garantir la disponibilité continue et la sécurisation des produits contraceptifs sur le continent. Co-organisé par l'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OAAS), la Reproductive Health Supplies Coalition et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cet atelier sous-régional s’est imposé comme un véritable laboratoire d’idées. 

Au cœur des échanges : l’amélioration du Système d’Alerte Précoce (SAP), un outil clé pour anticiper les ruptures de stocks et sécuriser l’accès aux produits de santé reproductive. Pendant quatre jours, les participants ont passé au crible les plans d’approvisionnement 2026-2027, validé les besoins consolidés en produits contraceptifs et renforcé les capacités techniques des acteurs nationaux. Mieux encore, les pays ont partagé sans filtre leurs expériences de terrain, entre succès inspirants et défis persistants, afin d’élaborer des feuilles de route opérationnelles pour 2027.

La Côte d’Ivoire n’est pas venue les mains vides. Représentée par quatre experts issus de la Direction Générale de la Santé (DGS), du Programme National de Santé de la Mère et de l’Enfant (PNSME) et de la Nouvelle PSP CI, la délégation ivoirienne a mis en lumière ses dispositifs innovants pour garantir la disponibilité des contraceptifs. Une contribution saluée, qui a permis de valoriser des bonnes pratiques tout en identifiant des axes d’amélioration, notamment en matière de financement durable et de gestion des stocks.

Au-delà des discours, un constat s’impose : la bataille pour l’accès aux contraceptifs se joue autant dans les politiques publiques que dans la coordination régionale. Les pays participants ont ainsi réaffirmé leur volonté de mutualiser les efforts, d’optimiser l’exécution budgétaire et de renforcer les mécanismes de financement nationaux. Car derrière ces stratégies se cache un enjeu majeur : permettre à des millions de femmes africaines de disposer, en toute sécurité et à tout moment, des moyens de choisir librement leur avenir. Une ambition qui, désormais, ne peut plus attendre.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN