Santé mère-enfant / la Côte d’Ivoire muscle son dispositif pour sauver les nouveau-nés les plus fragiles.

Santé mère-enfant / la Côte d’Ivoire muscle son dispositif pour sauver les nouveau-nés les plus fragiles.

Santé mère-enfant / la Côte d’Ivoire muscle son dispositif pour sauver les nouveau-nés les plus fragiles.

Un documentaire de Agence Presse Audio


De Bodo à Bouaké, en passant par Tiassalé, Nimbo et Niakara, la Côte d’Ivoire accélère la prise en charge des prématurés et des femmes confrontées aux complications de l’accouchement.

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Agence Presse Audio


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24 Août 2026


Réalisation

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Production

Agence Presse Audio

De Bodo à Bouaké, en passant par Tiassalé, Nimbo et Niakara, la Côte d’Ivoire accélère la prise en charge des prématurés et des femmes confrontées aux complications de l’accouchement. La Côte d’Ivoire renforce son offensive contre la mortalité néonatale et les complications obstétricales.

À travers le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, le pays étoffe notamment son réseau de Soins mère kangourou (SMK), une méthode qui offre une véritable seconde chance aux nouveau-nés prématurés ou de faible poids.

Après l’ouverture de nouvelles unités à Bodo et Tiassalé en avril 2026, trois autres ont été inaugurées en juillet à Bouaké, Nimbo et Niakara. La Côte d’Ivoire compte désormais un centre national de référence au CHU de Treichville et 22 unités SMK réparties sur le territoire. Le principe est simple, mais particulièrement efficace : contact peau à peau, allaitement maternel exclusif et accompagnement adapté. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Entre 2019 et 2025, pas moins de 7 741 nourrissons ont bénéficié de cette prise en charge, dont 7 053 survivants, soit un taux de survie remarquable de 91 %.

La bataille contre la fistule obstétricale

L’autre front concerne les femmes victimes de fistule obstétricale. À travers le Programme national de santé de la mère et de l’enfant (PNSME), une offre spécialisée a été structurée. Sept centres sont aujourd’hui fonctionnels à Man, Bouaké, Bondoukou, Korhogo, San Pedro, Gagnoa et Séguéla.

Selon les données publiées par le ministère, ces centres ont pris en charge 1 984 femmes entre 2012 et 2017, avec un taux global de guérison de 85 %. Plus récemment, en 2025, plus de 4 400 femmes avaient bénéficié d’une réparation médico-chirurgicale de fistule obstétricale.

Derrière ces chiffres, ce sont des vies sauvées, des mères soulagées et des familles qui retrouvent l’espoir. Avec l’extension des Soins mère kangourou et le renforcement de la prise en charge des fistules, la Côte d’Ivoire entend faire de la santé mère-enfant non plus seulement une priorité sanitaire, mais un véritable enjeu de survie et de dignité.

Car lorsqu’un bébé prématuré gagne une bataille grâce au simple contact de sa mère, ou qu’une femme retrouve une vie normale après une fistule, les statistiques cessent d’être de simples chiffres : elles deviennent des histoires de vies sauvées.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN