Société / Burkina Faso : Première vague de saisies de camions de bétail avant la fête de la Tabaski.

Société / Burkina Faso : Première vague de saisies de camions de bétail avant la fête de la Tabaski.

Société / Burkina Faso : Première vague de saisies de camions de bétail avant la fête de la Tabaski.

Un documentaire de Agence Presse Audio


La riposte des autorités burkinabè contre les exportations illégales de bétail s’est rapidement concrétisée. Quelques jours après l’entrée en application de la suspension des ventes vers l’étranger, plusieurs camions transportant des animaux ont été interceptés alors qu’ils se dirigeaient vers des pays voisins, malgré les restrictions imposées par le gouvernement.

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15 Mai 2026


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La riposte des autorités burkinabè contre les exportations illégales de bétail s’est rapidement concrétisée. Quelques jours après l’entrée en application de la suspension des ventes vers l’étranger, plusieurs camions transportant des animaux ont été interceptés alors qu’ils se dirigeaient vers des pays voisins, malgré les restrictions imposées par le gouvernement. Ces premières saisies ravivent les inquiétudes d’une filière déjà fragilisée par d’importants engagements financiers à l’approche de la Tabaski.

Décidée le 8 mai 2026 par trois ministères burkinabè, la mesure restrictive a donné lieu à un renforcement des contrôles sur les axes de sortie du territoire. D’après les autorités, une dizaine de camions convoyant du bétail ont été immobilisés par la brigade chargée de la lutte contre la fraude. Des sources locales à Ouagadougou indiquent que plusieurs chargements étaient notamment destinés à la Côte d’Ivoire.

L’acheminement du bétail vers les marchés étrangers demeure particulièrement délicat dans un environnement sécuritaire marqué par l’instabilité. Afin d’éviter certaines zones à risque, les troupeaux transitent souvent par des itinéraires alternatifs avant d’être embarqués à bord de camions depuis des localités plus sécurisées. Sur le terrain, éleveurs et commerçants dénoncent une décision aux lourdes conséquences économiques. Beaucoup expliquent dépendre des débouchés extérieurs, plus rentables que le marché national, où la demande reste limitée.

Plusieurs opérateurs craignent en outre de ne pouvoir honorer des prêts contractés en prévision des recettes attendues des exportations liées à la Tabaski. Les autorités justifient cette suspension par la volonté de préserver l’approvisionnement du marché intérieur et d’éviter toute pénurie durant la période de forte demande. Le gouvernement souligne notamment la hausse soutenue des exportations de bovins vivants, passées de 426,3 tonnes en 2020 à 5 273 tonnes en 2024, selon les statistiques nationales.

Texte : La plume de la Bagoué