Société / RD Congo : la pression pour avoir un garçon menace la santé de nombreuses femmes.
Société / RD Congo : la pression pour avoir un garçon menace la santé de nombreuses femmes.
Un documentaire de Agence Presse Audio
En République démocratique du Congo (RDC), certaines femmes continuent de subir une forte pression familiale pour donner naissance à un garçon, considéré comme l'héritier chargé de perpétuer le nom et la lignée familiale. Une réalité qui pousse parfois les mères à multiplier les grossesses, au détriment de leur santé.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
16 Octobre 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
En République démocratique du Congo (RDC), certaines femmes continuent de subir une forte pression familiale pour donner naissance à un garçon, considéré comme l'héritier chargé de perpétuer le nom et la lignée familiale. Une réalité qui pousse parfois les mères à multiplier les grossesses, au détriment de leur santé. Dans un reportage diffusé le vendredi 16 octobre 2026 par TV5MONDE, plusieurs témoignages mettent en lumière le poids de ces traditions.
Dans certaines communautés, avoir uniquement des filles reste mal accepté, même lorsque les femmes souhaitent limiter le nombre de leurs enfants. À Kinshasa, Régine Ntumba, mère de six enfants, raconte avoir poursuivi les grossesses après la naissance de quatre filles, jusqu'à avoir un garçon. Son témoignage, recueilli dans une enquête de l'Associated Press publiée en juin 2026, illustre la difficulté pour certaines femmes de décider librement de leur maternité.
Cette pression comporte des conséquences sanitaires importantes. Selon les professionnels de santé interrogés, les grossesses nombreuses et rapprochées augmentent les risques de complications, particulièrement lorsque les femmes disposent d'un accès limité à la contraception et aux soins.
D'après le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), environ 29 % des Congolaises présentent des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, notamment pour espacer ou arrêter les naissances. Face à cette situation, les autorités congolaises ambitionnent d'améliorer l'accès aux services de planification familiale d'ici à 2030. Au-delà des enjeux médicaux, cette problématique soulève également la question de l'égalité entre filles et garçons et du droit des femmes à décider de leur maternité.
Texte : La Plume de la Bagoué



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