TECHNOLOGIE / CGECI 2.0 : Nènè Fofana, l’architecte discrète de la révolution numérique ivoirienne.

TECHNOLOGIE / CGECI 2.0 : Nènè Fofana, l’architecte discrète de la révolution numérique ivoirienne.

TECHNOLOGIE / CGECI 2.0 : Nènè Fofana, l’architecte discrète de la révolution numérique ivoirienne.

Un documentaire de Agence Presse Audio


À Abidjan, au cœur du prestigieux Sofitel Hôtel Ivoire, les 1er et 2 juin 2026, l’African Digital Week (ADW 2026) a confirmé une tendance de fond : la tech ivoirienne change de visage et se féminise. Parmi les figures qui montent, un nom s’impose avec force et méthode : Nènè Fofana.

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11 Juin 2026


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Illustration

Agence Presse Radio


Production

Agence Presse Audio

À Abidjan, au cœur du prestigieux Sofitel Hôtel Ivoire, les 1er et 2 juin 2026, l’African Digital Week (ADW 2026) a confirmé une tendance de fond : la tech ivoirienne change de visage et se féminise. Parmi les figures qui montent, un nom s’impose avec force et méthode : Nènè Fofana. Cheville ouvrière du numérique au sein du patronat ivoirien, elle dirige la Commission économie numérique et entreprise digitale (CENED) de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI), tout en pilotant « Farafina Kanu ». Une double casquette stratégique qui fait d’elle l’un des cerveaux les plus influents de la transformation digitale en Côte d’Ivoire.

Récompensée lors de l’ADW 2026 aux côtés de 29 autres leaders, dont 7 femmes, Nènè Fofana incarne une nouvelle génération de décideurs : pragmatiques, connectés et orientés résultats. Son credo est sans appel : « La tech ne sert à rien sans stratégie. » Dans un écosystème en pleine structuration, la CENED joue un rôle clé. Interface entre entreprises, État, régulateurs et acteurs tech, elle agit comme un accélérateur de synergies. Objectif : permettre aux entreprises ivoiriennes de ne plus subir le digital, mais de l’exploiter pleinement.

Et pour y parvenir, Nènè Fofana trace une feuille de route claire en 5 points : Définir une stratégie digitale, même simple ; Renforcer la cybersécurité face aux menaces croissantes ; Exploiter intelligemment les données ; Améliorer le bien-être des employés grâce au numérique ; Booster les ventes via le marketing digital, même avec un budget minimal. Des fondamentaux accessibles, mais encore sous-exploités. Si la contribution du numérique au PIB ivoirien reste modeste, elle progresse rapidement. Car le digital n’est plus un secteur à part : il irrigue désormais l’agriculture, l’éducation, les services, et redessine toute l’économie.

Dans cette dynamique, la CGECI s’impose déjà comme un modèle régional. Sous l’impulsion de son président Ahmed Cissé, élu à la tête des entreprises francophones, le patronat ivoirien exporte son savoir-faire, notamment à travers la CGECI Académie et son réseau de femmes leaders. Pour Nènè Fofana, cette reconnaissance dépasse sa personne : « C’est le travail d’une équipe. » Une humilité qui contraste avec l’impact réel de son action. Mais au-delà des stratégies et des chiffres, son message est aussi sociétal : les femmes ne manquent pas de talent, elles manquent parfois d’opportunités. Et lorsque les portes s’ouvrent, elles performent. Dans une Côte d’Ivoire en pleine mutation digitale, Nènè Fofana n’est pas seulement une actrice du changement. Elle en est l’une des architectes les plus lucides. Et si la vraie révolution numérique ivoirienne portait désormais un visage féminin ?

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN