MÉDIAS / Côte d’Ivoire : la PNCI serre la vis et lance la traque contre les dérives numériques.
Le ton est donné. Et il est sans équivoque. Dans un communiqué publié le mercredi 24 juin 2026, la Plateforme numérique de Côte d’Ivoire (PNCI), par la voix de sa Secrétaire générale Raïssa Yao, tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de « dégradation croissante » de l’espace numérique ivoirien.
Le ton est donné. Et il est sans équivoque. Dans un communiqué publié le mercredi 24 juin 2026, la Plateforme numérique de Côte d’Ivoire (PNCI), par la voix de sa Secrétaire générale Raïssa Yao, tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de « dégradation croissante » de l’espace numérique ivoirien.
Entre cyber-escroquerie, discours haineux, apologie de la violence ou encore dérives liées au proxénétisme digital, le constat est jugé préoccupant. Si les réseaux sociaux restent des outils puissants d’expression et d’opportunités, la quête effrénée du buzz semble avoir pris le dessus chez certains créateurs de contenus, au détriment des valeurs citoyennes. Dans le viseur : des influenceurs à forte audience accusés de banaliser des comportements nocifs, mais aussi des comptes dits “culturels” dont le modèle économique repose sur la polémique et le dénigrement.
Face à cette situation, la PNCI passe à l’offensive. Elle appelle les internautes à plus de responsabilité, exhorte les annonceurs à boycotter les contenus toxiques et interpelle directement les géants du numérique pour renforcer la modération. Plus encore, elle invite les autorités judiciaires à appliquer avec fermeté les lois existantes, allant jusqu’à envisager la suspension définitive des comptes récidivistes. Mais l’annonce majeure reste la mise en place d’un dispositif permanent de veille via un Observatoire chargé de surveiller, analyser et dénoncer les dérives en temps réel.
Un signal fort qui s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par la campagne #EnLigneTousResponsables et la Charte des influenceurs de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA). Le message est clair : en Côte d’Ivoire, l’ère de l’impunité numérique touche à sa fin. Et désormais, derrière chaque publication, il faudra aussi assumer ses responsabilités.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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