Économie / Fraude fiscale et blanchiment présumés : Le parquet requiert 5 ans de prison contre des dirigeants d’agences de voyage.

Économie / Fraude fiscale et blanchiment présumés : Le parquet requiert 5 ans de prison contre des dirigeants d’agences de voyage.

Économie / Fraude fiscale et blanchiment présumés : Le parquet requiert 5 ans de prison contre des dirigeants d’agences de voyage.

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Cinq responsables d’agences de voyage opérant en Côte d’Ivoire encourent de lourdes sanctions judiciaires à l’issue d’un procès devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF).

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18 Juin 2026


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Cinq responsables d’agences de voyage opérant en Côte d’Ivoire encourent de lourdes sanctions judiciaires à l’issue d’un procès devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF). Le parquet a requis, mercredi 17 juin 2026, cinq ans d’emprisonnement ferme contre les dirigeants de plusieurs sociétés du secteur, poursuivis pour fraude fiscale, violation de la réglementation des relations financières au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et blanchiment de capitaux.

Les entreprises concernées sont accusées d’avoir dissimulé une partie de leurs activités financières et effectué des transferts de fonds à l’étranger sans les autorisations requises. Selon les éléments présentés à l’audience, une part des recettes issues de la vente de billets d’avion aurait été transférée vers l’Association du transport aérien international (IATA) sans avoir été déclarée aux autorités compétentes.

Le ministère public estime que ces opérations traduisent une volonté de dissimulation et constituent des infractions fiscales et financières. Il a ainsi demandé une amende solidaire de 5 milliards de francs CFA contre les dirigeants poursuivis, ainsi qu’une sanction financière de 65 milliards de francs CFA à l’encontre des sociétés mises en cause.

Représentant les intérêts de l’État ivoirien, l’Agent judiciaire de l’État a soutenu les accusations du parquet. Il affirme que les investigations ont mis en évidence l’existence de pratiques comptables irrégulières et de transferts illicites de capitaux vers l’étranger, causant un important manque à gagner pour le Trésor public. L’État réclame à ce titre 10 milliards de francs CFA de dommages et intérêts. De leur côté, les avocats de la défense contestent l’ensemble des accusations et rejettent les montants réclamés par le parquet ainsi que par l’État. Après les débats, le tribunal a mis sa décision en délibéré. Le jugement est attendu le 22 juillet 2026.

Texte : La plume de la Bagoué