Éducation / Frais universitaires en France : Le gouvernement durcit les règles pour les étudiants étrangers.

Éducation / Frais universitaires en France : Le gouvernement durcit les règles pour les étudiants étrangers.

Éducation / Frais universitaires en France : Le gouvernement durcit les règles pour les étudiants étrangers.

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En France, l’exécutif s’apprête à encadrer strictement les exonérations de droits d’inscription accordées aux étudiants étrangers hors Union européenne, une pratique largement répandue dans les universités publiques.

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22 Avril 2026


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En France, l’exécutif s’apprête à encadrer strictement les exonérations de droits d’inscription accordées aux étudiants étrangers hors Union européenne, une pratique largement répandue dans les universités publiques. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé le 20 avril 2026, une réforme visant à faire appliquer pleinement les frais différenciés instaurés en 2018 mais jusque-là souvent contournés.

De nombreux établissements avaient en effet pris l’habitude d’accorder des dispenses à grande échelle, suscitant des frictions avec les autorités. Le gouvernement veut désormais limiter ces exonérations à des cas ciblés et réaffirmer le principe selon lequel les droits majorés doivent s’appliquer dans la majorité des situations. Cette orientation s’inscrit dans le cadre du plan Choose France For Higher Education qui vise à renforcer l’attractivité du pays tout en soutenant le financement de l’enseignement supérieur.

Les étudiants extracommunautaires devront ainsi payer près de 2 900 euros en licence et environ 3 940 euros en master. L’exécutif estime que ces montants restent inférieurs au coût réel des formations et demeurent compétitifs à l’échelle internationale. Un dispositif d’aides subsistera toutefois avec une part limitée d’étudiants pouvant bénéficier d’exonérations ou de bourses selon leur profil ou leur parcours.

La mesure suscite une forte opposition des organisations étudiantes. L’Union nationale des étudiants de France dénonce une réforme qui accentuerait la précarité des étudiants étrangers et introduirait une sélection entre filières considérées comme prioritaires et les autres. Le syndicat alerte aussi sur la réduction récente des aides sociales qui fragilise davantage cette population. Le ministère assure que la réforme sera déployée progressivement et ne concernera pas les étudiants déjà engagés dans leurs études. À terme, elle pourrait rapporter près de 250 millions d’euros par an aux universités.

Texte : La plume de la Bagoué