États-Unis : Minneapolis s’embrase, les Black Panthers reprennent les armes.

États-Unis : Minneapolis s’embrase, les Black Panthers reprennent les armes.

États-Unis : Minneapolis s’embrase, les Black Panthers reprennent les armes.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le spectre de la guerre civile plane sur le Minnesota. Le samedi 24 janvier 2026, Minneapolis est devenue l’épicentre d’une onde de choc nationale après l’exécution d’Alex Pretti, un infirmier en soins intensifs, par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

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27 Janvier 2026


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Agence Presse Audio

Le spectre de la guerre civile plane sur le Minnesota. Le samedi 24 janvier 2026, Minneapolis est devenue l’épicentre d’une onde de choc nationale après l’exécution d’Alex Pretti, un infirmier en soins intensifs, par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Les faits, documentés par de multiples vidéos, sont d'une violence inouïe : alors qu’il était immobilisé au sol et désarmé par les fédéraux, Pretti a été criblé d'une dizaine de balles.

L’indignation face à la méthode Trump

Le témoin oculaire d'une scène insoutenable résume l'incompréhension générale : « Quatre ou cinq agents le plaquaient au sol quand ils ont commencé à tirer. » Cette tragédie intervient dans un climat de tension extrême sous l’administration Trump, dont les agents sont accusés d'agir en toute impunité.  Tandis que le président exhorte à laisser la police de l'immigration « faire son travail » et fustige la rhétorique « arrogante » des élus locaux, l'opposition crie au scandale d’État.

Le retour des patrouilles armées

Face à ce qu'elles considèrent comme une traque des minorités, les Black Panthers ont franchi un rubicon symbolique. S'appuyant sur la législation du Minnesota autorisant le port d'armes en public, l'organisation a lancé une campagne de recrutement massive. Leurs membres, désormais lourdement armés, organisent des patrouilles d'autodéfense pour « protéger les immigrés » contre les agents de l'administration fédérale. Une militarisation de la contestation qui fait craindre un embrasement généralisé.

Un front démocrate uni

La gravité de la situation a poussé les anciens présidents Bill Clinton et Barack Obama à sortir de leur réserve. Dans un réquisitoire cinglant, Barack Obama a dénoncé le spectacle de « recrues masquées agissant en toute impunité », appelant chaque citoyen à rendre des comptes au gouvernement.  Alors que les preuves visuelles accablent les agents de l'ICE, l'Amérique retient son souffle devant ce face-à-face explosif entre militants radicaux et forces fédérales.

Texte et récit : Silvere Bossiei