Actualité africaine / Kenya : 200 ans de prison pour Paul Mackenzie, le gourou au cœur du massacre de Shakahola.
Actualité africaine / Kenya : 200 ans de prison pour Paul Mackenzie, le gourou au cœur du massacre de Shakahola.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Trois ans après la découverte de centaines de corps dans la forêt de Shakahola, au Kenya, la justice a prononcé une lourde peine contre l'homme au centre de cette tragédie.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
06 Novembre 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Trois ans après la découverte de centaines de corps dans la forêt de Shakahola, au Kenya, la justice a prononcé une lourde peine contre l'homme au centre de cette tragédie. Paul Mackenzie, prédicateur autoproclamé qui poussait ses fidèles à jeûner jusqu'à la mort pour rejoindre Jésus, a été condamné vendredi 6 novembre 2026 à 200 ans de prison par la Haute Cour de Mombasa.
Le fondateur de l'Église internationale de la Bonne Nouvelle avait été reconnu coupable, le 19 octobre, avec 28 autres accusés, du meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants. Au cours du procès, les enquêteurs ont décrit un système organisé dans lequel les adeptes étaient isolés et soumis à des privations alimentaires extrêmes, sous l'emprise des responsables du mouvement.
L'affaire avait éclaté en avril 2023, lorsque les autorités avaient commencé à exhumer des corps dans des fosses communes de la forêt de Shakahola, près de Malindi. Plus de 400 dépouilles ont depuis été retrouvées. Certaines victimes ne seraient pas mortes uniquement de faim : les examens médico-légaux ont également révélé des cas de strangulation et d'autres violences.
Derrière ce bilan, des familles entières ont été décimées. Stephen Mwiti, un père kényan interrogé par Reuters à la veille du verdict, a perdu ses six enfants dans cette tragédie. Seul le corps de l'un d'entre eux a pu être identifié.
La condamnation de Paul Mackenzie ne clôt pas pour autant le dossier. D'autres procédures restent en cours, tandis que les autorités kényanes continuent de faire face aux questions soulevées par ce drame, notamment sur la protection des personnes vulnérables et la surveillance des mouvements religieux à caractère sectaire. Pour les proches des victimes, la peine prononcée marque une étape importante. Mais elle ne met pas fin à l'attente des familles qui cherchent encore à identifier leurs disparus.
Texte : La Plume de la Bagoué



0 Commentaire(s)