Environnement : à Aboisso, les déchets du palmier à huile deviennent une source d’électricité.
Environnement : à Aboisso, les déchets du palmier à huile deviennent une source d’électricité.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Les résidus du palmier à huile, longtemps considérés comme de simples déchets agricoles, vont désormais contribuer à alimenter le réseau électrique ivoirien.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
06 Novembre 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Les résidus du palmier à huile, longtemps considérés comme de simples déchets agricoles, vont désormais contribuer à alimenter le réseau électrique ivoirien. À Ayébo, près d'Aboisso, au sud-est de la Côte d'Ivoire, la centrale à biomasse BIOVEA a été officiellement mise en service jeudi 5 novembre 2026. Une installation qui ouvre de nouvelles perspectives pour la production d'énergie, mais aussi pour les revenus de milliers de planteurs.
Avec une puissance installée de 46 mégawatts, BIOVEA est présentée comme la plus grande centrale d'Afrique de l'Ouest fonctionnant exclusivement à partir de résidus agricoles. Fruit d'un investissement de plus de 150 milliards de FCFA, elle devrait produire environ 340 gigawattheures d'électricité par an, soit l'équivalent de la consommation de 1,7 million de personnes.
Son fonctionnement repose principalement sur la récupération des résidus issus des plantations de palmiers à huile, notamment auprès de PALMCI et des producteurs locaux. Ces matières sont utilisées comme combustible pour produire de l'électricité, offrant ainsi un nouveau débouché à des ressources agricoles jusque-là peu valorisées. Selon les projections présentées lors de l'inauguration, près de 12 000 planteurs pourraient bénéficier de revenus supplémentaires grâce à cette activité. Plus de 1 000 emplois directs et indirects sont également annoncés.
Présidant la cérémonie au nom du Premier ministre Robert Beugré Mambé, la ministre d'État Nialé Kaba a souligné les retombées économiques et environnementales attendues du projet. La centrale devrait notamment permettre d'éviter environ 4,5 millions de tonnes d'émissions de CO₂ sur 25 ans d'exploitation.
Pour le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, cette première réalisation pourrait ouvrir la voie à d'autres projets. Deux centrales à biomasse sont déjà envisagées, l'une à Divo à partir de résidus de cacao, l'autre à Boundiali avec des tiges de coton.
Texte : La Plume de la Bagoué



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