Actualité africaine /Guinée : Mort en détention de Toumba Diakité, acteur clé du massacre du 28 septembre 2009.
Actualité africaine /Guinée : Mort en détention de Toumba Diakité, acteur clé du massacre du 28 septembre 2009.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Aboubacar Sidiki Diakité, connu sous le nom de Toumba, ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara et figure centrale du massacre du 28 septembre 2009 en Guinée, est décédé le 25 mars 2026.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
26 Mars 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Aboubacar Sidiki Diakité, connu sous le nom de Toumba, ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara et figure centrale du massacre du 28 septembre 2009 en Guinée, est décédé le 25 mars 2026. L’annonce officielle de l’administration pénitentiaire met fin à plusieurs jours de rumeurs sur la dégradation de son état de santé.
Condamné en 2024 à dix ans de prison pour son rôle dans les violences du stade de Conakry, il était détenu depuis son arrestation en 2017. D’abord incarcéré à la Maison centrale de Conakry, il avait été transféré le 10 février 2026, à la prison civile de Coyah. Les autorités évoquaient un refus de fouille de cellule, tandis que ses avocats dénonçaient des conditions de détention préoccupantes et un suivi médical insuffisant.
Un rapport médical du 4 mars faisait état de douleurs abdominales persistantes, d’une tuméfaction et de troubles digestifs accompagnés d’insomnies. Son état s’est brusquement dégradé dans la nuit du 23 mars après un malaise en détention, entraînant son évacuation vers l’hôpital militaire du camp Samory Touré. Malgré sa prise en charge, il meurt à 4 h 35 des suites d’une hernie étranglée compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, une pathologie grave nécessitant une intervention chirurgicale rapide.
Ancien officier influent à la fin des années 2000, Toumba Diakité était considéré comme l’un des principaux responsables du massacre du 28 septembre 2009, au cours duquel des centaines de civils avaient été tués ou blessés lors d’un rassemblement de l’opposition. Son procès, longtemps attendu, avait été perçu comme une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité en Guinée.
Durant sa détention, il avait tenté un retour sur la scène politique en lançant le Parti démocratique pour le changement et en annonçant sa candidature à la présidentielle de décembre 2025, finalement rejetée par la Cour suprême en raison de sa condamnation.
Texte : La plume de la Bagoué
Récit : Marie-Paule N’GUESSAN



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