Actualité internationale / France : La ministre de la Transition écologique démissionne après le vote de la loi sur les pesticides.

Actualité internationale / France : La ministre de la Transition écologique démissionne après le vote de la loi sur les pesticides.

Actualité internationale / France : La ministre de la Transition écologique démissionne après le vote de la loi sur les pesticides.

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La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé, mercredi 22 juillet 2026, qu’elle présenterait sa démission au président Emmanuel Macron, en réaction à l’adoption définitive de la loi d’urgence agricole qui réintroduit, sous dérogation, certains pesticides interdits en France.

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22 Juillet 2026


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La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé, mercredi 22 juillet 2026, qu’elle présenterait sa démission au président Emmanuel Macron, en réaction à l’adoption définitive de la loi d’urgence agricole qui réintroduit, sous dérogation, certains pesticides interdits en France.

Adopté la veille par le Parlement, le texte autorise, sous conditions, le recours à l’acétamipride et au flupyradifurone, deux substances encore permises au sein de l’Union européenne mais bannies en France. La loi permet à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) d’en autoriser l’utilisation pour quelques filières agricoles en difficulté, notamment celles de la betterave, des noisettes, des pommes et des cerises.

Dans un message publié sur LinkedIn, la ministre estime que le gouvernement a renoncé à ses engagements en empêchant l’examen d’amendements visant à supprimer cette disposition, pourtant soutenue par plusieurs députés de la majorité. Elle considère cette décision comme un nouveau recul de la politique environnementale française.

Monique Barbut rappelle que l’interdiction de l’acétamipride reposait sur le principe de précaution et affirme que les données scientifiques disponibles continuent de nourrir des inquiétudes quant à ses effets potentiels sur la santé humaine et la biodiversité. Selon elle, ces éléments justifient le maintien de cette doctrine.

Cette démission marque l’aboutissement de plusieurs mois de désaccords entre la ministre et l’exécutif sur les questions environnementales. Elle avait déjà menacé de quitter le gouvernement lors des discussions sur les projets de recherche d’hydrocarbures dans certains territoires ultramarins, puis à l’occasion des arbitrages budgétaires concernant les moyens alloués à la transition écologique.

Ancienne présidente de WWF France et ex-secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, Monique Barbut affirme que son engagement en faveur de la protection de l’environnement reste intact, tout en estimant qu’elle ne dispose plus des conditions nécessaires pour défendre cette ambition au sein du gouvernement.

Texte : La plume de la Bagoué