Côte d’Ivoire/Justice, Trois ans requis contre l’ancien député malien Mahamadou Hawa Gassama.

Côte d’Ivoire/Justice, Trois ans requis contre l’ancien député malien Mahamadou Hawa Gassama.

Côte d’Ivoire/Justice, Trois ans requis contre l’ancien député malien Mahamadou Hawa Gassama.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Regard livide, visage marqué par six mois de cellule... C’est un Mahamadou Hawa Gassama méconnaissable, drapé dans une sobre djellaba grise, qui s’est présenté dans la matinée du vendredi 30 janvier 2026 devant le Tribunal de première instance d’Abidjan.

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Agence Presse Audio


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30 Janvier 2026


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Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Audio

Regard livide, visage marqué par six mois de cellule... C’est un Mahamadou Hawa Gassama méconnaissable, drapé dans une sobre djellaba grise, qui s’est présenté dans la matinée du vendredi 30 janvier 2026 devant le Tribunal de première instance d’Abidjan. Arrêté le 30 juillet 2025, l’ancien député malien vient de boucler son sixième mois de détention préventive.

Il lui est reproché des faits d’offense au Chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara et d’outrage par voie électronique, suite à des propos tenus sur les réseaux sociaux. L’homme de près de deux mètres a écouté, fébrile, le parquet requérir une peine de trois ans de prison ferme. Une décision qui tombe comme un couperet alors que le procureur réclamait initialement cinq ans. Maître Mamadou Ismaïla Konaté, avocat de la défense, dénonce une sévérité excessive dans un contexte diplomatique déjà électrique entre Abidjan et Bamako.

Écoutons sa réaction au sortir de la salle d’audience.

Jugée trop sévère, cette décision sera contestée par la défense. Les avocats ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel.

On écoute Maître Konaté Ismaïla à ce propos.

Outre la prison, la juge a requis une amende de 5 millions de FCFA et trois ans d’interdiction de séjour sur le sol ivoirien après sa peine. Un verdict qui a suscité une vive émotion parmi les proches présents dans la salle. Conformément à la loi, les conseillers du prévenu ont vingt jours pour frapper la décision d’appel. Un recours qui suspend l’exécution de la peine.

Texte et récit : Silvere Bossiei