CINÉMA / « Bandi » sur Netflix : une fratrie, du sang et de la poudre, la nouvelle claque d’Éric Rochant.

CINÉMA / « Bandi » sur Netflix : une fratrie, du sang et de la poudre, la nouvelle claque d’Éric Rochant.

CINÉMA / « Bandi » sur Netflix : une fratrie, du sang et de la poudre, la nouvelle claque d’Éric Rochant.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le pari est risqué, mais il pourrait bien marquer un tournant. Avec "Bandi", disponible depuis le 9 avril 2026 sur Netflix, Éric Rochant quitte les arcanes du renseignement pour plonger au cœur des rues brûlantes de Fort-de-France, la capitale Martiniquaise. Résultat : un thriller brut, tendu, profondément humain.

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Agence Presse Audio


Mise en ligne

10 Avril 2026


Réalisation

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Agence Presse Audio


Production

Agence Presse Audio

Le pari est risqué, mais il pourrait bien marquer un tournant. Avec "Bandi", disponible depuis le 9 avril 2026 sur Netflix, Éric Rochant quitte les arcanes du renseignement pour plonger au cœur des rues brûlantes de Fort-de-France, la capitale Martiniquaise. Résultat : un thriller brut, tendu, profondément humain.

Coécrite avec sa fille Capucine Rochant, la série suit une fratrie de 11 enfants soudainement livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère et l’incarcération de leur père. Très vite, la survie devient une urgence. Et dans cette urgence, certains franchissent la ligne : celle du trafic de drogue à grande échelle, entre Fort-de-France et Le Havre.

Mais ‘’Bandi’’ n’est pas qu’une histoire de crime. C’est une chronique familiale sous pression, où chaque choix pèse, où chaque erreur engage tout le clan. Le titre lui-même, qui signifie à la fois « bandit » et « casse-cou » en créole, résume cette ambiguïté : des gamins qui basculent, sans jamais perdre totalement leur humanité.

Portée par un casting quasi exclusivement martiniquais, avec notamment Djody Grimeau et Rodney Dijon, la série évite les clichés exotiques pour offrir une immersion réaliste dans les quartiers populaires. Ici, pas de carte postale : la tension sociale est palpable, la rue est une actrice à part entière.

Avec ses 8 épisodes d’une heure, ‘’Bandi’’ impose son rythme, prend le temps de construire ses personnages et refuse le manichéisme. On s’attache, malgré tout. On comprend, parfois. Et c’est peut-être là sa plus grande force : faire vaciller nos certitudes. Au final, Bandi n’est pas juste une série sur des “bandits”. C’est une histoire de destin, de famille, et de lignes qu’on franchit sans retour. Et une fois dedans, difficile d’en sortir.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN