CINÉMA / « Ya Braquage au Village » : un premier braquage et déjà trois trophées !
CINÉMA / « Ya Braquage au Village » : un premier braquage et déjà trois trophées !
Un documentaire de Agence Presse Audio
C’est un coup d’éclat qui ne passe pas inaperçu. Pour sa toute première sortie internationale, le film ivoirien « Ya Braquage au Village » frappe fort et s’impose comme l’une des révélations du Festival Paris Ivoire Cinéma, tenu en France du 29 au 31 mai 2026. Résultat : trois distinctions majeures qui confirment la montée en puissance du cinéma ivoirien sur la scène internationale.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
03 Juin 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
C’est un coup d’éclat qui ne passe pas inaperçu. Pour sa toute première sortie internationale, le film ivoirien « Ya Braquage au Village » frappe fort et s’impose comme l’une des révélations du Festival Paris Ivoire Cinéma, tenu en France du 29 au 31 mai 2026. Résultat : trois distinctions majeures qui confirment la montée en puissance du cinéma ivoirien sur la scène internationale. Adrienne Koutouan remporte le prix de la Meilleure Actrice dans un second rôle, tandis qu’After Badjé s’illustre en décrochant celui du Meilleur Acteur. À ce doublé s’ajoute le prestigieux « Prix Coup de Cœur du Jury », véritable consécration pour une œuvre portée par une vision audacieuse et profondément ancrée dans les réalités locales.
À la tête de ce succès, une femme : Odo Marie. Actrice et réalisatrice passionnée, elle signe ici une œuvre sincère et immersive, tournée avec un budget estimé à 15 millions de francs CFA. Le film nous transporte dans le village fictif d’Odokro, situé à Kpankpangbo, non loin de Bouaké au centre de la Côte d’Ivoire, où chaque secret circule plus vite que le vent, où l’argent redéfinit les rapports sociaux, et, où le regard des autres, pèse lourd sur les destins. Avec un savant mélange de visages connus et de nouveaux talents, « Ya Braquage au Village » séduit par son authenticité. Les dialogues sonnent juste, les situations résonnent avec le quotidien, et l’ensemble crée une proximité immédiate avec le public. Ici, pas de faux-semblants : le film explore avec finesse les thèmes des apparences, du pouvoir de l’argent et de l’influence sociale dans nos communautés.
Le choix du milieu rural n’est pas anodin. Il traduit une volonté claire de raconter la Côte d’Ivoire telle qu’elle est vécue, loin des clichés, au plus près de ses réalités. Une démarche artistique qui devient aussi un acte culturel : rendre le cinéma accessible à tous, y compris aux populations rurales souvent éloignées des circuits traditionnels. Mais derrière les rires, les tensions et les intrigues, un mystère persiste : celui des 6 millions de francs CFA qui maintient le suspense jusqu’au bout. Une fin ouverte, assumée, qui laisse le public sur sa faim, et annonce clairement une suite.
De la banque-finance à la réalisation, le parcours d’Odo Marie force le respect. Révélée en 2014 dans la série « La plaie », elle enchaîne les projets (Allô Tribunal, Amitié 2.0, Les Nounous, Le Piège) avant de passer derrière la caméra en 2018 avec « Un babatchè à tout prix ». Formée pendant trois ans à l’étranger en réalisation audiovisuelle, elle dirige aujourd’hui sa propre structure de production avec ambition et détermination. « Ya Braquage au Village » n’est pas qu’un film : c’est un miroir social, une fierté culturelle et une promesse. Celle d’un cinéma ivoirien qui s’affirme, qui ose, et qui raconte ses propres histoires avec vérité. Et si ce premier braquage a déjà conquis les jurys, une question brûle désormais toutes les lèvres : le village est-il prêt pour le prochain coup ?
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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