CULTURE / « JT du Biama » : la rue ivoirienne prend l’antenne et impose son tempo.

CULTURE / « JT du Biama » : la rue ivoirienne prend l’antenne et impose son tempo.

CULTURE / « JT du Biama » : la rue ivoirienne prend l’antenne et impose son tempo.

Un documentaire de Agence Presse Audio


La culture urbaine ivoirienne s’offre une nouvelle vitrine, et pas des moindres. Le « JT du Biama », lancé le mercredi 1er juillet 2026 à Cocody, ambitionne de faire entrer l’énergie brute de la rue dans les codes du petit écran.

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07 Juillet 2026


Réalisation

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Agence Presse Radio


Production

Agence Presse Audio

La culture urbaine ivoirienne s’offre une nouvelle vitrine, et pas des moindres. Le « JT du Biama », lancé le mercredi 1er juillet 2026 à Cocody, ambitionne de faire entrer l’énergie brute de la rue dans les codes du petit écran. À la manœuvre : Stanislas De Stabenrath, opérateur économique passionné, plus connu sous les surnoms de ‘’Stanislas Biama’’ ou encore « le Blanc du Biama ».

Pensé comme un journal télévisé revisité, ce concept inédit mêle interviews, reportages et chroniques portées par des figures populaires des réseaux sociaux. Le tout, incarné par « Le Communicateur » aux côtés du promoteur lui-même. Une formule qui promet un ton décalé, fidèle à l’ADN du mouvement.

Diffusée dès le 24 juillet sur la chaîne Trace Ivoire, cette première saison comptera sept épisodes de 15 minutes. Un format court, rythmé, calibré pour capter l’attention d’une jeunesse avide de contenus authentiques et identitaires. Pour Stanislas De Stabenrath, l’objectif est clair : « valoriser les acteurs du mouvement Biama et leur permettre de mieux vivre de leur art ». Plus qu’un programme, il s’agit d’un levier d’opportunités, un espace d’expression et de reconnaissance pour une génération en quête de visibilité.

Présent lors du lancement, Abdoul Karim Kabèlè Camara, vice-président chargé des affaires gouvernementales de Fortuna Mining, voit dans cette initiative une démarche alignée avec la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Une façon concrète de soutenir la jeunesse en transformant la culture en moteur d’insertion. Du côté des acteurs du mouvement, l’enthousiasme est palpable. Cheick Mohamed, alias Père Odohogo, n’a pas caché sa fierté : « Le peuple Biama est très heureux de disposer enfin d’une telle lucarne d’expression ».

Né à Yopougon, le Biama s’impose aujourd’hui comme l’un des phénomènes culturels les plus vibrants du pays. Entre danse explosive, tempo effréné et codes vestimentaires affirmés, il redéfinit les contours du coupé-décalé dont il est souvent considéré comme le renouveau. Avec le « JT du Biama », la rue ne se contente plus d’exister, elle raconte désormais sa propre histoire, avec ses mots, ses visages et son rythme. Et une chose est sûre : quand le Biama prend la parole, toute la Côte d’Ivoire écoute.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN