FAITS DIVERS / Bongouanou : 5 fillettes excisées, deux suspects arrêtés, un crime qui choque et révolte.
FAITS DIVERS / Bongouanou : 5 fillettes excisées, deux suspects arrêtés, un crime qui choque et révolte.
Un documentaire de Agence Presse Audio
L’horreur s’est invitée à Bongouanou, dans le centre-est de la Côte d'Ivoire. Dans la nuit du 30 juin 2026, cinq fillettes âgées de 3 à 9 ans ont été victimes d’excision dans le quartier Dioulakro, à Kangandi. Une affaire glaçante qui remet brutalement sur la table la persistance de cette pratique pourtant interdite par la loi ivoirienne.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
07 Juillet 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
L’horreur s’est invitée à Bongouanou, dans le centre-est de la Côte d'Ivoire. Dans la nuit du 30 juin 2026, cinq fillettes âgées de 3 à 9 ans ont été victimes d’excision dans le quartier Dioulakro, à Kangandi. Une affaire glaçante qui remet brutalement sur la table la persistance de cette pratique pourtant interdite par la loi ivoirienne.
Alertées par un signalement anonyme, les autorités ont rapidement réagi. Deux personnes ont été interpellées et sont actuellement entre les mains de la justice. Mais l’enquête ne fait que commencer : les autorités ivoiriennes entendent remonter toute la chaîne de responsabilité pour traduire chaque complice devant les tribunaux.
Le tableau médical est accablant. Selon le communiqué du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, les examens ont révélé une ablation totale du clitoris ainsi que des petites et grandes lèvres. Les victimes souffrent d’hémorragies sévères, de douleurs intenses, de rétentions urinaires et de traumatismes psychologiques profonds. Évacuées en urgence à l’hôpital général de Bongouanou, elles bénéficient aujourd’hui d’une prise en charge complète dans un centre spécialisé sécurisé.
L’indignation est générale et les chiffres donnent le vertige. Selon la dernière enquête MICS (enquête par grappes à indicateurs multiples), plus d’une femme ivoirienne sur trois âgée de 15 à 49 ans a subi une mutilation génitale féminine. Chez les filles de 0 à 14 ans, la prévalence reste alarmante, estimée à 10 %.
Dans ce contexte, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant lance un appel solennel à la population : dénoncer, signaler, agir. Car derrière chaque silence, il y a une vie brisée. Et à Bongouanou, cinq petites voix rappellent aujourd’hui, dans la douleur, que le combat est loin d’être terminé.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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