FAITS DIVERS / Pluies diluviennes à Abidjan : chaos urbain, quartiers engloutis et lourd bilan humain.
FAITS DIVERS / Pluies diluviennes à Abidjan : chaos urbain, quartiers engloutis et lourd bilan humain.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Abidjan se réveille sous les eaux. Depuis la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin 2026, une pluie diluvienne s’abat sans relâche sur la capitale économique ivoirienne, plongeant plusieurs communes dans une situation critique. Routes impraticables, habitations encerclées, véhicules emportés : la ville vit au rythme des inondations.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
30 Juin 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Abidjan se réveille sous les eaux. Depuis la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin 2026, une pluie diluvienne s’abat sans relâche sur la capitale économique ivoirienne, plongeant plusieurs communes dans une situation critique. Routes impraticables, habitations encerclées, véhicules emportés : la ville vit au rythme des inondations.
De Cocody à Yopougon, en passant par Songon, Treichville ou encore Port-Bouët, les témoignages concordent : la montée rapide des eaux a surpris riverains et automobilistes. À la Riviera Palmeraie, un taxi a été emporté par les flots, symbole d’une nuit de chaos. Sur l’axe Paillet-Carrefour des Deux Plateaux, comme au carrefour Zone Yopougon ou à la Riviera 9 Kilos, la circulation est devenue quasi impossible, paralysant une bonne partie de la ville.
À la descente du pont De Gaulle en direction de Treichville, d’importants embouteillages ont été observés dès les premières heures de la matinée. Même constat dans la zone portuaire, à proximité du pont de Vridi, où l’accumulation d’eau a fortement perturbé le trafic.
Les quartiers populaires ne sont pas épargnés. À Songon-Kassemblé, notamment à Arc-en-Ciel, des familles entières sont restées bloquées chez elles, encerclées par les eaux. À Gonzagueville et Adjouffou, dans la commune de Port-Bouët, plusieurs habitations sont totalement isolées, empêchant leurs occupants de sortir.
Face à la situation, les services météorologiques ont déclenché une vigilance orange dans plusieurs communes, dont Cocody, Songon, Yopougon et Bingerville. Le reste du district est placé en vigilance jaune, avec un risque élevé d’inondation. L’Office national de la protection civile (ONPC) rappelle que les pluies de 2025 avaient déjà causé 18 décès, inondé 79 habitations et affecté 47 infrastructures publiques.
Mais le drame le plus lourd s’est produit le lundi 29 juin 2026 à Attécoubé, dans le quartier Mossikro Neymatoulaye. Sous la pression des pluies torrentielles, un glissement de terrain a enseveli plusieurs habitations. Le bilan provisoire fait état de 12 morts et de nombreux blessés, évacués vers des centres de santé. Les équipes de secours poursuivent les recherches, redoutant d’autres victimes sous les décombres.
Au-delà des frontières ivoiriennes, ces intempéries touchent également d’autres grandes métropoles ouest-africaines. Accra, au Ghana, et Lagos, au Nigeria, font face à des scènes similaires : routes submergées, quartiers inondés et populations piégées. Ces événements rappellent avec brutalité la vulnérabilité croissante des grandes villes africaines face aux pluies extrêmes, exacerbée par des systèmes de drainage souvent saturés et des caniveaux obstrués.
Alors que les autorités appellent à la vigilance et exhortent les populations à éviter les zones à risque, une question persiste : combien de drames faudra-t-il encore pour que l’urgence de repenser l’aménagement urbain ne devienne une priorité absolue ? Sous les trombes d’eau, Abidjan lutte, résiste, mais vacille.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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