Congo : Le silence des urnes et le black-out des réseaux.
Congo : Le silence des urnes et le black-out des réseaux.
Un documentaire de Agence Presse Audio
À Brazzaville, le temps semble suspendu. Quarante-huit heures après le scrutin présidentiel de dimanche 15 Mars 2025, la République du Congo s’enfonce dans une attente fébrile, rythmée par un silence numérique total.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
17 Mars 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
À Brazzaville, le temps semble suspendu. Quarante-huit heures après le scrutin présidentiel de dimanche 15 Mars 2025, la République du Congo s’enfonce dans une attente fébrile, rythmée par un silence numérique total. Les autorités ont en effet instauré un black-out des communications, coupant l'accès à Internet et aux réseaux téléphoniques dans plusieurs zones stratégiques.
Si la reconduction de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat consécutif semble déjà écrite, l'incertitude plane sur le taux de participation. Ce vide informationnel, savamment entretenu par la coupure technique, paralyse le suivi du dépouillement et alimente l'exaspération populaire. Dans les rues désertes de la capitale, la frustration est palpable.
Guy Moumkala, vendeur de journaux à Bazaville s’indigne contre ce qu’il qualifie de manque de communication.
Malgré la présence de six opposants, le scrutin n'a offert que peu de suspense aux observateurs. La Commission électorale (CNEI), muette sur le calendrier exact, dispose légalement de 48 à 72 heures pour publier les résultats provisoires. En attendant, la jeunesse tente de s'extraire de cette inertie politique.
Pour Éric Mukobo, sculpteur, l'essentiel est ailleurs.
Ce scénario de « déconnexion forcée » n’est pas une première : le pays avait déjà subi des interruptions similaires lors des scrutins de 2016 et 2021. Alors que le gouvernement garde le silence sur ces mesures, le Congo reste dans l'ombre, entre lassitude démocratique et soif de connexion.
Texte et récit : Silvère Bossiei



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