Sénégal : Ousmane Sonko lance la grande offensive pour 2027 et 2029.

Sénégal : Ousmane Sonko lance la grande offensive pour 2027 et 2029.

Sénégal : Ousmane Sonko lance la grande offensive pour 2027 et 2029.

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À deux ans des prochaines échéances locales, le Premier ministre sénégalais accélère la structuration de son camp, répondant ainsi aux manœuvres récentes du Président Bassirou Diomaye Faye.

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17 Mars 2026


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À deux ans des prochaines échéances locales, le Premier ministre sénégalais accélère la structuration de son camp, répondant ainsi aux manœuvres récentes du Président Bassirou Diomaye Faye. Le « rouleau compresseur » est officiellement lancé. Après des mois de relative discrétion, Ousmane Sonko a repris ce week-end l’initiative politique avec une séquence millimétrée. Samedi 14 Mars 2026, le chef du gouvernement a d’abord verrouillé son socle de fidèles lors d’un huis clos avec l’Alliance patriotique pour le travail et l’éthique (Apte).

Qualifiant ces échanges de « fructueux et résolument constructifs », il a envoyé un signal clair à ses alliés : la bataille pour 2027 a commencé. Dimanche 15 Mars 2026, le leader du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) a franchi une étape supplémentaire lors du conseil national de sa formation.

L’annonce phare reste l’organisation d’un congrès décisif le 6 juin prochain. Ce rendez-vous vise à transformer le mouvement contestataire en une machine électorale pérenne. Selon la direction du parti, il s’agit d’une étape « cruciale » pour l’institutionnalisation du Pastef, avec en ligne de mire les municipales de 2027, mais surtout la présidentielle de 2029.

Cette démonstration de force intervient seulement une semaine après l’assemblée générale de la coalition « Diomaye Président », orchestrée par le chef de l’État le 7 mars dernier. Si la rivalité entre les deux têtes de l’exécutif semble s’aiguiser au fil des restructurations partisanes, Ousmane Sonko a tenu à couper court aux rumeurs de rupture institutionnelle. En affirmant qu’il ne démissionnerait pas de la Primature, il confirme sa stratégie : gouverner le pays tout en bétonnant son propre avenir politique.

Texte et récit : Silvère Bossiei