Diplomatie : La CEDEAO exige le retour rapide à un régime civil en Guinée-Bissau.
Diplomatie : La CEDEAO exige le retour rapide à un régime civil en Guinée-Bissau.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Réunie en sommet à Abuja dimanche 14 décembre 2025, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a clairement rejeté le calendrier de transition des militaires de la Guinée- Bissau, exigeant un retour immédiat à l’ordre constitutionnel civil.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
16 Décembre 2025
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
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Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Réunie en sommet à Abuja dimanche 14 décembre 2025, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a clairement rejeté le calendrier de transition des militaires de la Guinée-Bissau, exigeant un retour immédiat à l’ordre constitutionnel civil.
Pour accentuer la pression, le bloc régional menace d’imposer des sanctions ciblées à quiconque oserait entraver le processus démocratique. Le président de la CEDEAO, Julius Maada Bio, a fustigé la régression : « La résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement menace notre stabilité régionale. »
Maada Bio a rappelé que l’instabilité à Bissau et la tentative de coup d’État au Bénin sont des signaux alarmants qui exigent une « vigilance constante et une action fondée sur des principes » face à ces menaces qui « sapent les droits des citoyens ». Ce sommet survient après une vague de coups d’État (Mali, Guinée, Burkina Faso, Niger) qui ont affaibli l’organisation régionale. Néanmoins, la CEDEAO a salué comme un « progrès significatif », la transition en cours à Conakry.
Face aux dissensions avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le vice-président nigérian Kashim Shettima a lancé un appel vibrant à l’unité, déclarant que « l’Afrique de l’Ouest n’est pas un assemblage aléatoire de frontières », mais « une famille liée ».
Shettima a affirmé la position du Nigeria : bien que les désaccords existent, « c’est la fraternité, et non la force, qui doit définir l’avenir de notre communauté », soulignant l’importance de la cohésion face aux défis sécuritaires et politiques. Souvent critiquée pour son « inaction » face à certains régimes autoritaires et accusée de suivre un « agenda politique dicté par l’Occident », la CEDEAO cherche visiblement à réaffirmer son autorité et sa crédibilité sur la scène ouest- africaine.
Texte et Voix : Sam Rivers



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