Guerre énergétique : Kiev frappe Primorsk, poumon pétrolier de la Baltique.

Guerre énergétique : Kiev frappe Primorsk, poumon pétrolier de la Baltique.

Guerre énergétique : Kiev frappe Primorsk, poumon pétrolier de la Baltique.

Un documentaire de Agence Presse Audio


L’Ukraine a franchi un nouveau palier dans sa stratégie de harcèlement industriel. Dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars 2026, une escadrille de drones a ciblé le port de Primorsk, principal terminal d’exportation brut de la Russie, paralysant le trafic maritime.

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24 Mars 2026


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L’Ukraine a franchi un nouveau palier dans sa stratégie de harcèlement industriel. Dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars 2026, une escadrille de drones a ciblé le port de Primorsk, principal terminal d’exportation brut de la Russie, paralysant le trafic maritime. Situé à seulement 50 kilomètres de la frontière finlandaise, le complexe de Primorsk est un pilier de l’économie de guerre du Kremlin. 

Opéré par le géant Transneft, ce hub traite annuellement 60 millions de tonnes de pétrole et sert de point de ravitaillement crucial pour la « flotte fantôme » russe, ce réseau de pétroliers clandestins qui contourne les embargos occidentaux. Selon nos informations, les opérations de chargement, suspendues dimanche soir, n’avaient toujours pas repris ce lundi à la mi-journée.

Une offensive en profondeur

L’audace de Kiev ne s’est pas arrêtée aux côtes de la Baltique. Simultanément, une frappe à longue portée a atteint la raffinerie Bashneft-Ufaneftekhim à Oufa, située à 1 400 kilomètres des lignes de front. Ce site stratégique, capable de raffiner jusqu’à 8 millions de tonnes par an, a été touché au cœur de l’Oural, prouvant la vulnérabilité croissante du territoire russe.

Un timing qui crispe Washington

Ces attaques surviennent dans un contexte diplomatique électrique. Les États-Unis venaient tout juste d’annoncer une suspension temporaire des sanctions sur une partie du brut russe jusqu’au 11 avril, espérant ainsi stabiliser des marchés mondiaux déjà échaudés par la fermeture du détroit d’Ormuz.

Pour l’État-Major ukrainien, la justification est purement pragmatique : chaque baril exporté finance directement l’effort de guerre russe. En frappant Primorsk pour la seconde fois après l’offensive de septembre 2025, Kiev envoie un message clair : aucun kilomètre carré de l’infrastructure énergétique russe n’est désormais à l'abri, même aux portes de l’OTAN.

Texte et récit : Silvère Bossiei