Immigration / France : deux rassemblements sur la « remigration » interdits en région parisienne.
Immigration / France : deux rassemblements sur la « remigration » interdits en région parisienne.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Les autorités françaises ont interdit, jeudi 29 octobre 2026, deux événements consacrés à la « remigration », prévus ce week-end à Paris et dans sa banlieue. Cette décision intervient dans un climat de fortes tensions, une semaine après l'attaque raciste de Trappes, qui a coûté la vie à un jeune homme de 26 ans.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
30 Octobre 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Les autorités françaises ont interdit, jeudi 29 octobre 2026, deux événements consacrés à la « remigration », prévus ce week-end à Paris et dans sa banlieue. Cette décision intervient dans un climat de fortes tensions, une semaine après l'attaque raciste de Trappes, qui a coûté la vie à un jeune homme de 26 ans.
Les interdictions concernent un colloque programmé samedi 31 octobre au Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine, et une manifestation annoncée dimanche 1er novembre dans les rues de Paris. Ces rassemblements étaient portés par des organisations de la mouvance identitaire, notamment le collectif Objectif Remigration et la fondation Polémia.
Pris à la demande du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, les arrêtés préfectoraux invoquent des risques de troubles à l'ordre public. Les autorités redoutent notamment des affrontements entre les participants et les organisations opposées à ces rassemblements.
Au cœur de la controverse figure la notion de « remigration », défendue par certains mouvements d'extrême droite. Elle désigne, dans leur discours, une politique de retour massif des personnes d'origine étrangère vers leur pays d'origine ou celui de leurs ascendants. Certaines propositions vont jusqu'à viser des personnes installées légalement en Europe, voire des citoyens naturalisés.
La tenue de ces événements avait provoqué de nombreuses réactions. Plusieurs élus de gauche, associations et organisations syndicales avaient demandé leur interdiction, estimant que les discours défendus risquaient d'alimenter les tensions raciales. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait également saisi les autorités préfectorales.
Les organisateurs contestent cependant ces décisions, qu'ils considèrent comme une atteinte à la liberté d'expression et de réunion. La fondation Polémia a engagé une procédure d'urgence devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour tenter d'obtenir l'annulation de l'interdiction du colloque. Une audience est prévue ce vendredi 30 octobre.
Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les populations issues de l'immigration, notamment les communautés africaines établies en France. Elle relance les débats sur la lutte contre les discours racistes, la liberté de manifester et les limites fixées par la loi au maintien de l'ordre public.
Texte : La Plume de la Bagoué



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