Inter/ Est de la RDC : Goma sous le choc après des frappes aériennes nocturnes.

Inter/ Est de la RDC : Goma sous le choc après des frappes aériennes nocturnes.

Inter/ Est de la RDC : Goma sous le choc après des frappes aériennes nocturnes.

Un documentaire de Agence Presse Audio


La tension a franchi un nouveau palier dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans la nuit de mardi 10 à mercredi 11 Mars 2026, la ville stratégique de Goma, épicentre des convoitises et des affrontements, a été le théâtre de frappes aériennes meurtrières.

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11 Mars 2026


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La tension a franchi un nouveau palier dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans la nuit de mardi 10 à mercredi 11 Mars 2026, la ville stratégique de Goma, épicentre des convoitises et des affrontements, a été le théâtre de frappes aériennes meurtrières. 

Selon plusieurs sources humanitaires et locales contactées par l'AFP, ces explosions ont visé des zones passées sous le contrôle de la rébellion du M23, mouvement que Kinshasa et l'ONU accusent d'être soutenu par le Rwanda. Le récit des témoins sur place décrit une scène d'apocalypse. L'un des projectiles a directement frappé la résidence d’une agente de l’UNICEF. Un travailleur humanitaire, présent à proximité lors du drame, témoigne d'un bourdonnement caractéristique de drone, immédiatement suivi d'une déflagration sourde ayant littéralement « transpercé le toit » d'une habitation. 

Ce mode opératoire suggère une attaque ciblée, bien que les dommages collatéraux semblent déjà lourds. Du côté des insurgés, l’alliance AFC/M23 pointe sans attendre, la responsabilité de l’armée régulière congolaise (FARDC), dénonçant l'usage de drones de combat. Pour l'heure, le gouvernement de Kinshasa observe un mutisme complet, refusant de confirmer ou d'infirmer son implication dans ces opérations nocturnes.

Si le bilan humain exact reste encore difficile à établir, l'ampleur des dégâts matériels témoigne de la violence de l'impact. Pour la correspondante d'Africanews à Goma, ce nouvel épisode illustre l'escalade technologique d'un conflit qui ne cesse de s'envenimer, plaçant les civils et le personnel humanitaire dans l'œil du cyclone. Entre déni officiel et accusations rebelles, Goma s'enfonce un peu plus dans une incertitude sanglante.

Récit : Silvère Bossiei