MÉDIAS / Audiovisuel africain : à Douala, la Côte d’Ivoire plaide pour une alliance stratégique des contenus.
MÉDIAS / Audiovisuel africain : à Douala, la Côte d’Ivoire plaide pour une alliance stratégique des contenus.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La 4e édition du Salon international de l’audiovisuel du Cameroun (SINAC) a ouvert ses portes le 25 avril 2026 à Douala, dans une ambiance résolument tournée vers l’avenir des contenus africains. Protection, valorisation et financement des œuvres : le ton est donné pour un secteur en quête de souveraineté.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
30 Avril 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
La 4e édition du Salon international de l’audiovisuel du Cameroun (SINAC) a ouvert ses portes le 25 avril 2026 à Douala, dans une ambiance résolument tournée vers l’avenir des contenus africains. Protection, valorisation et financement des œuvres : le ton est donné pour un secteur en quête de souveraineté. Parmi les voix qui comptent, celle de Oumar Konaté s’est particulièrement fait entendre.
Le Commissaire général du Salon international du contenu audiovisuel d’Abidjan n’a pas seulement représenté la Côte d’Ivoire : il a lancé un appel clair au Cameroun, celui d’une mutualisation des efforts pour bâtir une véritable souveraineté audiovisuelle africaine. Aux côtés du ministre de la Communication Amadou Coulibaly, dont il est le directeur de Cabinet adjoint, Oumar Konaté a exposé sans détour les paradoxes du continent : « Nous produisons, mais nous ne contrôlons pas nos productions.
Nos récits nous échappent, souvent racontés et orientés par d’autres ». Un constat lucide qui résonne comme un appel à reprendre la main sur l’imaginaire collectif africain. Pour lui, les défis sont identifiés et communs : transformation numérique, souveraineté des contenus, lutte contre la désinformation et surtout construction de modèles économiques durables. Mais la clé reste la coopération. « Aucun pays ne peut agir seul », insiste-t-il. Fort de son poids économique au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Côte d’Ivoire entend désormais combler son retard audiovisuel.
Un décalage que Konaté qualifie de « gap » à rattraper, malgré des initiatives structurantes comme le SICA et l’Agence de soutien et de développement des médias (ASDM). Face à un Cameroun déjà à sa 4e édition de ce salon, l’enjeu est clair : transformer la puissance économique en influence culturelle et médiatique. Au-delà des discours, c’est une vision qui s’affirme : celle d’une Afrique qui écrit, produit et diffuse ses propres histoires, selon ses propres codes. Une Afrique qui ne subit plus les récits, mais les impose. Et si, finalement, l’avenir de l’audiovisuel africain ne se jouait pas dans la compétition, mais dans la convergence des talents et des ambitions ?
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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