MÉDIAS / Clash sous tension sur BFMTV : Siavosh Ghazi démonte en direct des “chiffres fantômes” sur l’Iran.
MÉDIAS / Clash sous tension sur BFMTV : Siavosh Ghazi démonte en direct des “chiffres fantômes” sur l’Iran.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La scène a pris des allures de règlement de comptes en direct. Vendredi 8 mai 2026, sur le plateau de BFMTV, l’édition spéciale consacrée à la guerre en Iran a viré à la confrontation frontale entre experts, à plusieurs milliers de kilomètres de distance.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
13 Mai 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
La scène a pris des allures de règlement de comptes en direct. Vendredi 8 mai 2026, sur le plateau de BFMTV, l’édition spéciale consacrée à la guerre en Iran a viré à la confrontation frontale entre experts, à plusieurs milliers de kilomètres de distance. En duplex depuis Téhéran, capitale de l’Iran, Siavosh Ghazi, correspondant pour RFI et France 24, n’a pas mâché ses mots. Visiblement agacé par certaines affirmations répétées à l’antenne, il a interrompu le fil des analyses pour poser une série de questions aussi simples que dérangeantes :
« Quelles sont les sources de ceux qui affirment que 40 % des Iraniens sont au chômage ? Que la dette atteint 200 milliards de dollars ? Que le pays est au bord de l’effondrement ? » Face à lui, Sergueï Jirnov, consultant régulier sur la chaîne, a tenté de justifier ses propos en évoquant des “données statistiques” accessibles, notamment liées à la chute du rial iranien. Une réponse jugée insuffisante par Ghazi, qui a immédiatement haussé le ton : « Donnez vos sources. Si vous n’avez pas de sources, ne faites pas d’affirmations mensongères. » Pris à partie, l’ex-agent russe s’est défendu en niant avoir avancé les chiffres incriminés :
« Moi, je n’ai pas dit ça », créant un moment de flottement palpable sur le plateau. La journaliste Paola Puerari a alors tenté de recentrer le débat en interrogeant la résilience de l’économie iranienne. Mais la tension était déjà montée d’un cran. Lorsqu’un intervenant a ironisé d’un « Tout va bien », la réplique de Ghazi a fusé, cinglante : « Vous pouvez rigoler tant que vous êtes assis dans votre salon à Paris. »
S’il reconnaît une inflation réelle en Iran, le correspondant insiste sur la nécessité de rigueur journalistique : pour lui, exagérations et approximations nuisent à la compréhension d’une situation déjà complexe. Dans un contexte de guerre et de guerre de l’information, cet échange rappelle une chose essentielle : sur les plateaux comme sur le terrain, la bataille des chiffres est parfois aussi explosive que celle des armes.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



0 Commentaire(s)