MÉDIAS / Pression sur la presse ivoirienne : la FIJ et la FAJ montent au créneau après la convocation des dirigeants de l’UNJCI.
MÉDIAS / Pression sur la presse ivoirienne : la FIJ et la FAJ montent au créneau après la convocation des dirigeants de l’UNJCI.
Un documentaire de Agence Presse Audio
La tension monte d’un cran dans le paysage médiatique ivoirien. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération africaine des journalistes (FAJ) dénoncent avec fermeté la convocation jugée opaque, de deux figures majeures de la presse nationale par le parquet d’Abidjan.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
25 Mars 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
La tension monte d’un cran dans le paysage médiatique ivoirien. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération africaine des journalistes (FAJ) dénoncent avec fermeté la convocation jugée opaque, de deux figures majeures de la presse nationale par le parquet d’Abidjan.
Dans un communiqué conjoint rendu public le 23 mars 2026, les deux organisations expriment leur vive inquiétude face à la procédure visant Jean-Claude Coulibaly et Bertin N’Guessan, respectivement présidents du Conseil exécutif et du Conseil d’administration de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).
Leur convocation, prévue le 24 mars 2026, ne s’appuie, selon les fédérations, sur « aucun motif explicite », alimentant ainsi des soupçons d’ingérence dans les affaires syndicales. Pour la FIJ et la FAJ, il ne s’agit pas d’un simple acte judiciaire, mais d’un signal préoccupant. Elles parlent sans détour de « pression inacceptable » et de « tentative d’intimidation » visant, au-delà des individus concernés, l’ensemble de la corporation journalistique ivoirienne.
Une lecture qui intervient dans un contexte sensible, à l’approche du congrès de l’UNJCI, moment clé pour l’organisation et l’orientation de la profession. Les deux instances rappellent avec insistance que la liberté syndicale et la liberté d’expression ne sont pas négociables. Elles s’appuient notamment sur les conventions de l’Organisation internationale du Travail et sur la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui encadrent et protègent ces droits fondamentaux.
Toute action perçue comme une entrave à ces principes constitue, selon elles, une dérive à surveiller de près. En ligne de mire : la nécessité de garantir un environnement serein pour la tenue du prochain congrès des journalistes en Côte d’Ivoire. La FIJ et la FAJ exigent ainsi la cessation immédiate de toute pression judiciaire contre les responsables syndicaux, appelant les autorités à privilégier le dialogue plutôt que la contrainte.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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