Média : La FIJ dénonce une campagne d’intimidation numérique contre deux journalistes ivoiriens.

Média : La FIJ dénonce une campagne d’intimidation numérique contre deux journalistes ivoiriens.

Média : La FIJ dénonce une campagne d’intimidation numérique contre deux journalistes ivoiriens.

Un documentaire de Agence Presse Audio


La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a vivement condamné, mercredi 31 décembre 2025, les menaces, le harcèlement et les tentatives d’intimidation visant Jean Claude Coulibaly, président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), ainsi que Daouda Coulibaly, journaliste ivoirien.

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02 Janvier 2026


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La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a vivement condamné, mercredi 31 décembre 2025, les menaces, le harcèlement et les tentatives d’intimidation visant Jean Claude Coulibaly, président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), ainsi que Daouda Coulibaly, journaliste ivoirien. Ces attaques, principalement diffusées sur les réseaux sociaux, font suite à leurs analyses critiques sur l’état de la liberté de la presse au Burkina Faso. 

Depuis plusieurs jours, les deux journalistes font l’objet de campagnes coordonnées en ligne, menées par des comptes se réclamant du pouvoir burkinabè ou agissant en son soutien. Les messages relayés comportent des propos haineux et des menaces explicites, instaurant un climat de pression que la FIJ juge particulièrement préoccupant. L’organisation y voit une atteinte grave à la sécurité des journalistes et une stratégie d’intimidation contraire aux engagements internationaux en matière de droits humains.

La FIJ s’inquiète également des déclarations publiques du chef des autorités burkinabè, Ibrahim Traoré, à l’encontre des médias. Selon elle, l’usage d’un langage injurieux et déshumanisant au plus haut niveau de l’État contribue à banaliser le harcèlement en ligne et à encourager les menaces, exposant les journalistes à des risques de violences pouvant dépasser les frontières nationales. Rappelant que la liberté d’expression et de la presse constitue un droit fondamental garanti par les instruments internationaux, la FIJ souligne que les États ont l’obligation de prévenir, protéger et enquêter sur toute menace visant les journalistes, y compris dans l’espace numérique. 

Jean Claude Coulibaly a dénoncé des attaques qui, selon lui, ne relèvent en rien du débat démocratique mais visent clairement à intimider et à réduire au silence. Il a rappelé que l’information, l’analyse et la critique sont au cœur du métier de journaliste. La Fédération des journalistes africains a exprimé sa pleine solidarité avec les deux journalistes. Son président, Omar Faruk Osman, a mis en garde contre la banalisation des violences numériques contre la presse, rappelant que le harcèlement en ligne, lorsqu’il est toléré ou encouragé par le pouvoir, devient une arme politique annonciatrice de violences réelles. 

La FIJ tient les autorités burkinabè pour responsables de toute atteinte à l’intégrité physique ou morale des journalistes ciblés en raison de leur travail. Elle appelle à la fin de toute rhétorique hostile envers la presse, à la condamnation claire des campagnes de harcèlement et à la garantie effective de la sécurité des journalistes, rappelant que la liberté de la presse ne se négocie pas.

Texte : La plume de la Bagoué

Récit : Sam Rivers