MUSIQUE / Madagascar : polémique autour de “Allah Akbar”, Dalvis contraint de retirer son titre sous pression.

MUSIQUE / Madagascar : polémique autour de “Allah Akbar”, Dalvis contraint de retirer son titre sous pression.

MUSIQUE / Madagascar : polémique autour de “Allah Akbar”, Dalvis contraint de retirer son titre sous pression.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le buzz s’est transformé en tempête. À Madagascar, la jeune étoile montante Dalvis se retrouve au cœur d’une vive controverse après la sortie, le 23 juin 2026, de son titre au nom aussi puissant que sensible : Allah Akbar.

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29 Juin 2026


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Le buzz s’est transformé en tempête. À Madagascar, la jeune étoile montante Dalvis se retrouve au cœur d’une vive controverse après la sortie, le 23 juin 2026, de son titre au nom aussi puissant que sensible : Allah Akbar. Avec ses sonorités dansantes et son énergie contagieuse, le morceau avait tout pour séduire. En quelques jours à peine, il cumule des centaines de milliers de vues sur les réseaux sociaux. Mais derrière ce succès éclair, une vague de critiques s’est rapidement levée.

En cause : l’utilisation de l’expression « Allah Akbar », signifiant « Dieu est grand » en arabe. Pour de nombreux fidèles musulmans, cette formule sacrée, profondément ancrée dans la prière islamique, ne devrait pas être associée à une œuvre musicale. Sur les réseaux, les réactions n’ont pas tardé à s’intensifier, allant de simples critiques à de véritables appels au retrait du titre.

Face à la polémique, Dalvis tente de clarifier sa démarche. L’artiste insiste sur la pureté de son intention : rendre hommage à la grandeur divine, sans viser une religion en particulier. « Je me suis exprimé à ma façon. Je chante en plusieurs langues. Pour moi, ce n’est pas une expression exclusivement musulmane, mais aussi arabe », se défend-il.

Mais le débat dépasse rapidement le cadre artistique. L’artiste affirme avoir reçu un ultimatum lui demandant de retirer son morceau sous 24 heures. Une pression qu’il dénonce fermement, évoquant une atteinte à la liberté de création dans un pays qu’il rappelle être laïque et démocratique. Malgré ses prises de position, Dalvis finit par céder.

Le vendredi 26 juin, il a annoncé le retrait provisoire de son titre des plateformes, dans l’espoir d’un apaisement des tensions. Pourtant, la chanson reste encore accessible sur YouTube, où elle continue d’alimenter discussions et divisions. Entre liberté artistique et respect des sensibilités religieuses, la frontière semble plus fragile que jamais. Cette affaire relance une question essentielle : jusqu’où un artiste peut-il aller au nom de la création ? Et vous, où placez-vous la limite ?

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN