MUSIQUE-PEOPLE / Samo Samo rallume la flamme du Lôgôbi avec "Tassouman" et présente un duo explosif avec Yodé & Siro.

MUSIQUE-PEOPLE / Samo Samo rallume la flamme du Lôgôbi avec "Tassouman" et présente un duo explosif avec Yodé & Siro.

MUSIQUE-PEOPLE / Samo Samo rallume la flamme du Lôgôbi avec "Tassouman" et présente un duo explosif avec Yodé & Siro.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le ''Lôgôbi'' est de retour et il a trouvé son nouveau porte-étendard. Après les succès viraux de “Faut Gbâchi” et “Lôgôbi”, l’artiste ivoirien Samo Samo signe un come-back stratégique qui dépasse le simple buzz pour s’inscrire dans une véritable renaissance culturelle.

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Un documentaire de

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Mise en ligne

20 Juillet 2026


Réalisation

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Agence Presse Radio


Production

Agence Presse Audio

Le ''Lôgôbi'' est de retour et il a trouvé son nouveau porte-étendard. Après les succès viraux de “Faut Gbâchi” et “Lôgôbi”, l’artiste ivoirien Samo Samo signe un come-back stratégique qui dépasse le simple buzz pour s’inscrire dans une véritable renaissance culturelle.

Neveu de la regrettée Ruth Tondé, figure de la variété ivoirienne, et membre du collectif Team Paiyia, Samo Samo s’impose progressivement comme l’un des visages montants de la scène urbaine. Porté par une double identité artistique, musique et arts martiaux, il puise dans l’univers du combat pour réinventer le Lôgôbi, ce genre emblématique né dans les ghettos d’Abidjan dans les années 1980.

À l’origine, le Lôgôbi, popularisé dans l’imaginaire urbain par le sulfureux John Pololo, mêle gestuelle de rue, codes des loubards et philosophie de résilience. Disparu des radars après 2013, il amorce un retour discret en 2019 avant d’exploser à nouveau grâce aux réseaux sociaux.

Une stratégie virale devenue phénomène culturel

En 2026, Samo Samo relance la machine avec un titre court, “Lôgôbi”, calibré pour les challenges digitaux. Résultat : une viralité immédiate. Mais loin de s’arrêter à ce succès éclair, il enchaîne avec “Faut Gbâchi”, un morceau plus structuré, plus long et artistiquement abouti. Dans le jargon nouchi, “Faut Gbâchi” signifie “faut te muscler”, une invitation à la résilience dans un environnement urbain rude, appuyée par la punchline : « Y’a foutaise en ville ». Une signature forte qui reconnecte la jeunesse à une réalité sociale bien ancrée. Avec ce titre, l’artiste ne se contente pas de surfer sur une tendance : il repositionne le Lôgôbi dans le paysage musical ivoirien, aujourd’hui dominé par le coupé-décalé moderne, l’afrobeat et la drill.

Une nouvelle ère entre héritage et modernité

Le succès de Samo Samo traduit un phénomène plus large : le retour aux racines culturelles revisitées par les codes numériques actuels. En modernisant le Lôgôbi sans le dénaturer, il ouvre la voie à une nouvelle dynamique artistique, où tradition urbaine et innovation digitale cohabitent.

Et l’artiste ne compte pas ralentir.

Dans une vidéo publiée le vendredi 17 juillet 2026 sur sa page Facebook officielle, Samo Samo a créé l’événement en annonçant une collaboration inédite avec les légendes du Zouglou Yodé & Siro. « Salut à tous! Heureux de vous présenter mon tout nouveau single en featuring avec deux légendes de la musique ivoirienne : Yodé & Siro disponible! Merci infiniment pour votre force. » L’annonce de cette nouveauté intitulée"Tassouman", disponible depuis le 18 juillet suffit à enflammer les fans, heureux de découvrir cette rencontre entre deux générations majeures de la musique ivoirienne. 

Du micro à la cage : un artiste aux multiples combats

En parallèle de sa carrière musicale, Kommander Samo Samo, de son nom à l’état civil Zigui Dona Salim, franchit un cap décisif en intégrant officiellement la PFL Africa, l’une des plus grandes organisations de MMA du continent. Une trajectoire atypique mais cohérente pour cet adepte des sports de combat, qui transpose dans sa musique les codes de la discipline : rigueur, endurance et mental d’acier.

Une renaissance durable ou simple vague nostalgique ?

Avec ce nouvel opus, Samo Samo ne signe pas seulement un hit : il orchestre la résurgence d’un pan entier de la culture urbaine ivoirienne. Reste à savoir si ce retour du Lôgôbi s’inscrira dans la durée ou s’il restera un phénomène amplifié par les réseaux sociaux. Une chose est certaine : entre héritage, innovation et ambition internationale, Samo Samo est en train de redéfinir les contours de la scène urbaine ivoirienne. Et cette fois, le ‘’Lôgôbi’’ ne compte plus disparaître sans combattre.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN