Nigeria : l’armée libère onze otages après un calvaire de trois mois.
Nigeria : l’armée libère onze otages après un calvaire de trois mois.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Dans le centre-nord du Nigeria, l’autoroute Kaduna-Abuja n’est plus seulement une artère vitale, elle est devenue le théâtre d’une insécurité chronique.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
28 Janvier 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Audio
Production
Agence Presse Audio
Dans le centre-nord du Nigeria, l’autoroute Kaduna-Abuja n’est plus seulement une artère vitale, elle est devenue le théâtre d’une insécurité chronique. Mardi soir (date précise), une opération nocturne des forces armées a permis d’arracher onze civils des griffes de leurs ravisseurs, mettant fin à quatre-vingt-douze jours de captivité. Le dénouement s'est joué dans l'épaisseur des broussailles bordant cet axe stratégique. Repérés grâce à des équipements de surveillance à longue portée, les ravisseurs tentaient, sous le couvert de l'obscurité, de déplacer leur « butin humain » : cinq hommes, trois femmes et trois enfants.
Ces victimes avaient été arrachées à leur quotidien en octobre dernier, lors d'un raid sur la communauté de Gada Mallam Maman. Ce sauvetage intervient dans un climat de tension extrême. Le Nigeria s'enfonce dans une crise sécuritaire où l'enlèvement contre rançon est devenu une industrie macabre, particulièrement dans l'État de Kaduna. Cette zone, véritable épicentre du « banditisme », voit les attaques se multiplier contre les populations civiles, et notamment les communautés chrétiennes.
L'onde de choc dépasse désormais les frontières du géant africain. La semaine dernière, l'enlèvement de plus de 160 fidèles dans deux églises de la région a provoqué l'ire de Washington. Le président américain Donald Trump, érigeant la défense des chrétiens persécutés en priorité diplomatique, a durci le ton, rappelant la frappe aérienne symbolique ordonnée le jour de Noël. Entre pressions internationales et impuissance locale, le Nigeria reste suspendu à la violence de ces « sentiers de la brousse » où se joue, chaque nuit, le destin de centaines d'anonymes.
Texte et récit : Silvere Bossiei



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